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Les Légendes Daelwenas
Histoire des Aldenyar Le Commencement

Histoire des Aldenyar

Il y a fort longtemps, avant même que la cité Ilildelwis fut créée par Aeltisis dans la plaine d’Ilildel, il existait une forêt qui était de l’autre côté à l’ouest de la forêt éternelle reliée par un chemin en roc. On la surnommait «la sœur de la forêt éternelle» ou bien «les bois d’Aldenas». De l’autre côté de ce passage se trouvait une forêt si magnifique où les animaux pouvaient y trouver refuge et vivre en toute quiétude. C’était un lieu où toute âme y retrouvait une paix intérieure et la sérénité.

Aeltisis observait ce sanctuaire du haut de son royaume avec une grande appréciation. Elle décida avec le temps d’y instaurer des créatures ressemblant à des arbres, mais pourtant doté de la parole et de pouvoir magique.

Ses créatures étaient dotées de l’intelligence d’Aeltisis et de sa sagesse incroyable. Aeltisis les nomma les Aldenyars, ce qui veut dire en ancien langage Daelwena, «arbres parlants». Ils étaient les gardiens du savoir d’Aeltisis, ils recélaient en eux des informations que peu de Daelwenas auraient pus acquérir en une existence de plusieurs millénaires. Les Aldenyars étaient réputés pour être une création pacifique qui ne voulait qu’apprendre les richesses que ce monde voulait leur inculquer.

Les millénaires continuaient d’avancer dans le cour du temps et ceux-ci découvrirent en eux une puissance énergétique reliée à la Sainte Dame. Ils découvrirent avec le temps qu’ils pouvaient transfigurer physiquement leur imagination comme bon leur semblait. Ils devinrent des maîtres illusionnistes dont peu de personnes auraient pus se vanter de posséder de tels pouvoirs.

Les Daelwenas, attirés par l’énergie dégagée de cette forêt, allèrent découvrir l’explication logique de ce phénomène. Ils trouvèrent une forêt où la réalité et l’imagination des Aldenyar se confrontaient dans une symbiose parfaite. La forêt d’Aldenas représentait parfaitement le côté pacifique des Aldenyars. Nul combat n'était toléré dans ce sanctuaire, et dans celui-ci, l’intelligence et la paix régnaient en maître.

Les Daelwenas et les Aldenyars étaient fait pour s’entendre parfaitement et apprendre les uns des autres. De plus, ils étaient liés directement à Aeltisis, ce qui fit qu’ils s’appréciaient grandement.

Souvent les Daelwenas allèrent à ce sanctuaire pour admirer les prouesses que les Aldenyars créaient avec leurs esprits imaginatif. Ce fût une période de grand bonheur pour les deux peuples.

Malheureusement, une créature spectrale de Kalos réussit à s’aventurer dans ce sanctuaire où vivaient les Aldenyars. Un jeune Aldenyar observa cette créature spectrale visiblement très curieuse de cette apparition. Le petit bosquet, qui se nommait Denyor, se rapprocha inexorablement de cet inconnu. Mais au moment où il toucha cette créature spectrale, Denyor et le Mortanyss devinrent une seule créature par un procédé que personne ne pouvait expliquer avec exactitude.

Le bosquet changea subitement d’aspect pour une couleur plus terne. Il se renomma sombrement Kaldenyor. L’esprit tordu et perdu du Mortanyss, combiné au discernement des Aldenyars, enfanta une créature fortement intelligente. Mais elle n'était plus en mesure de déterminer ce qui était bien ou mal.

Ne pouvant plus contrôler son esprit, il créa différentes illusions maléfiques qui prirent existences dans la forêt d’Aldenas. Les Aldenyars, qui ne comprenaient pas ce qui leur arrivait, furent rapidement assimilés ou détruis par l’esprit incontrôlable de Kaldenyor. L’aspect tout entier de la forêt changea rapidement en seulement quelques heures.

Les Daelwena remarquèrent un changement radical dans l’émanation énergétique de la forêt. À partir de ce moment, plusieurs Daelwena, accompagnés de puissants druides et de rôdeurs aguerrits, se dépêchèrent pour se rendre dans les bois d’Aldenas.

La troupe de Daelwenas furent surpris de rencontrer des créatures immondes et sans vie, appelés les hors cycles. Les combattant sans relâche, ils comprirent rapidement que c'était peine perdu. Ils remarquèrent un arbre immense se présentant à eux comme étant le maître de la forêt nouvellement baptisé Kaldenyor. Kaldenyor était accompagné par des anciens Aldenyars qui avaient été assimilés par l’esprit tordu de leur maître. À ce moment là, ils chassèrent leurs anciens alliés, les Daelwenas, sans scrupule de cette nouvelle forêt.

Les druides Daelwenas, ne pouvant rien faire pour leurs malheureux compagnons ternis par le mal, prirent la retraite. Sur leur chemin de retour, ils découvrirent quatre jeunes pousses Aldenyar qui n’étaient pas encore transformées. Rapidement, les druides et les guerriers rôdeurs les déterrèrent du sol pour les garder précieusement dans leurs mains, quittant ce lieu maudit.

De l’autre côté du chemin en roc qui les porta à la forêt éternelle, les druides, dans un dernier effort avant la contamination de la forêt éternelle, placèrent une barrière énergétique qui entoura les lieux pour cloîtrer les illusions tordus de Kaldenyor dans la forêt d’Aldenyor.

La troupe de Daelwena retournèrent dans leur cité nouvellement construite, qui était Ilildelwis. Les druides enterrèrent dans le sol les jeunes pousses près de l’Arbre Éternel dans le sanctuaire d’Aeltisis. Rapidement, les jeunes bosquets grandirent grâce à l’aide de l’énergie donné par l’Arbre éternelle.

Devenus adultes, les Aldenyars choisirent de vivre dans la cité d’Ilildelwis avec leurs grands alliés les Daelwenas, profitant de leur protection et de la pureté de l’Arbre Éternelle.

En reconnaissance pour l’aide des Daelwenas, les Aldenyars leur offrirent la chance que leur cité soit cachée à la vue des étrangers, par leurs puissantes illusions. D’un commun accord des Daelwenas et des Aldenyars, les créatures admises dans la cité d’Ilildelwis devront, non seulement être de sang d’Aeltisis, mais n’être en aucun cas un ennemi potentiel à la cité ou bien pratiquant de la nécromancie.

Depuis ce jour, la cité Ilildelwis fut masquée à l’étranger qui osa s’aventurer en forêt éternelle. Nul étranger su par quel moyen les Daelwenas avaient réussi un tel exploit pour faire disparaître leur cité à la vision de tous.


Les Légendes Daelwenas
Histoire des Aldenyar Le Commencement

Le Commencement

Le vide, l'absence de matière. Voila ce qu'était Teilia. Les Cilias semblaient mystiques quant aux éléments qu'ils pouvaient créer. Le plan Éthéré restait très vague et très fort aux plans des pouvoirs.

C’est lors d’une journée pas comme les autres, qu’Aeltisis visualisait avec grande attention ce qu’elle pourrait concevoir. La sagesse de la Cilias devait être irréfutable. Elle imaginait beaucoup de choses, mais aucunes d’entre elles n’auraient pu être réalités et imaginables pour le besoin de cet univers. Qu'allait-elle bien pouvoir créer de si magnifique ? Elle devait prouver que sa sagesse dépassait tout ce qui avait déjà été créé ou imaginé. Laissant aller son imagination, elle tomba dans un profond rêve. C’est là où le commencement arriva.

Aeltisis se levait délicatement d’un sol froid et humide qui était encore recouvert par la rosée d’un matin frais. Il semblait d’une douce couleur, agréable au regard, qu’elle nomma le vert. Elle se mit à marcher dans son imagination fertile, observant ses pensées et ses idées. Elle regarda d’étranges morceaux de bois se séparant vers un sommet et se terminant en forme verte; elle nomma ceci les arbres avec leurs feuilles. Elle se rendit compte que le sol n’était pas seulement vert, mais il avait également une forme, quelques fois plus dure et quelques fois plus délicate. Elle se pencha afin de toucher le sol et elle décida de l'appeler herbe. Son chemin ne s’arrêtait pas là, elle découvrait de plus en plus de formes et de plus en plus de couleurs. Elle donna un nom à tout ce qu’elle voyait. Aux fleurs, aux différents sols... Elle regarda vers le haut et y aperçut un ciel bleu.

Nombreuses furent ses créations. Ainsi, pour éviter de perdre du temps à tout nommer lorsqu'on parlait de celles-ci, la Cilias décida de regrouper le tout dans un domaine en le nommant : La Nature.

Puis elle ouvrit les yeux, flottant dans le néant. L’illusion dont elle avait rêvé, était le fruit de son imagination. Elle décida alors de créer ce qu’elle avait vu. Avec un grand sourire et de grands sentiments, qui furent la joie et l’amour, elle agitait ses mains, les yeux fermés afin de bien imaginer ce qu’elle créait. Sa détermination était hors de tout doute. Le tapis vert s’étendait rapidement, suivit par les arbres qui poussaient à une vitesse hallucinante. La folie et l'acharnement de sa Nature se créaient peu à peu, la beauté de sa création se faisait maintenant apparente et matérielle. La passion dont elle était prise au moment de la création fut probablement la plus intense jamais connu.

Les odeurs volèrent dans les airs, allant rejoindre les autres Cilias par les vents. Ceux-ci se questionnèrent donc sur la provenance de cette nouveauté. Ils rejoignirent Aeltisis et découvrirent ce que son imagination avait construit jusqu'à présent.

Odéon affirma : « Tu es sage Aeltisis, ta création nous inspirera tous, j'en suis certain. »

Narshoul prit sans attendre la parole : « Si c'est cela la grandeur de tes exploits, nous pouvons attendre encore plusieurs années avant d'avoir un résultat final. Il serait bien que tu rêves plus souvent, cela semble véritablement t'aider. Si tu désires, je viendrai te tenir compagnie pour un meilleur sommeil. »

Les Cilias contemplaient la beauté des créations de leur consoeur et songèrent beaucoup à la situation où ils étaient. Aeltisis, elle, se baladait parmi les arbres qui étaient fleuris, entre les fleurs dont les odeurs étaient enchanteresses. Elle était heureuse de voir que tout semblait en harmonie. Toutefois, après un temps relativement court, elle s'en désintéressa et commença à s'ennuyer. La beauté de sa création n'était pas la source du problème qui rongeait Aeltisis. Même si toute la vie qu'elle avait faite avec sa nature dénotait une certaine activité, celle-ci était trop lente pour être réellement significative.

La fatigue prit le dessus et elle décida de s'étendre quelque peu sur le sol vert. Le vent s'arrêta brusquement, le temps paraissait figé et l'âme d'Aeltisis semblait flotter au-dessus de son corps, à ce moment précis, son second rêve débuta.

Cette journée là n'était pas différente des autres en soi ... La nature était en parfaite harmonie avec les conditions que la vie offrait. La déesse courait avec un grand sourire après le vent, celui-ci avait l'avantage d'aller plus vite. La moquerie était au rendez-vous, le vent jouait avec sa mère, tournoyait, poussait ou allait à contre sens. Pendant leur course finale, le vent se plaça derrière Aeltisis et se déplaça à une vitesse surnaturelle, transportant ainsi la Cilias dans toute sa splendeur. Les arbres semblaient s'affoler et jouer avec eux. En l'espace d'une seconde le vent s'arrêta brusquement, la déesse s'immobilisa sans problèmes. Qu'est-ce qui avait fait arrêter son bon ami si rapidement? Elle regarda les alentours et trouva quelque chose d'impressionnant sortant de son imagination. La créature semblait pouvoir bouger, regarder, écouter, sentir, goûter. L’ours approcha la déesse avec respect et celle-ci sourit de son sourire habituel. Elle prit l'ours dans ses bras et comprit quelque chose.

Ouvrant les yeux, son âme retomba en elle. Songeuse, elle se releva et regarda autour d'elle. L'ours était adossé sur un arbre non loin de là. L'observant, il remuait le museau. Aeltisis, surprise de ce qu'elle avait créé sans même bouger le doigt, étudia la créature. Elle réalisa que celle-ci pouvait réfléchir et faire des gestes précis et sensés. Voila ce qu'il lui manquait, des créatures ayant une faculté de penser, de ressentir des émotions ou de se reproduire entre eux. Elle choisit de continuer dans cette voie et se mit à concevoir une pléthore de créatures, petites et grandes. Les créations se mirent à vivre, à se reproduire, Aeltisis ne touchait pas à leur croissance. Elle observa ceux qui allaient survivre et ceux qui allaient se démarquer des autres. Elle appela les plus gros les animaux et les plus minuscule, les insectes.

Maintenant plus heureuse que jamais, elle se baladait parmi les animaux tout en observant leur comportement, les laissant à leur sort. Les autres Cilias étaient stupéfaits du concept de vie qu'elle avait crée. Sa sagesse devenait humble, les êtres qu’elle avait fait vivre sur cet univers possédaient tous un grand amour courtois envers Aeltisis. Elle était touchée, souriante, apportant joie et désir de vie, elle était la Grande Créatrice, la Mère.

Avec la routine, Aeltisis s’arrêta et regarda de plus près le nouveau manque qu'elle sentait en elle. Elle était comblée de bonheur par les animaux qui l’aimaient, mais son désir de communiquer plus explicitement devenait un manque considérable. Les autres Cilias se chicanaient souvent, leur sagesse n’était pas celle de la déesse. Qu’est-ce qui pourrait combler la créatrice? Comment pourrait-elle discuter avec des individus qui auraient autant de sagesse qu’elle? En pensant ces derniers mots, la solution tomba du ciel, elle sourit.

Que pourrait-elle créer d’aussi parfait qu'elle? Aeltisis désirait avoir une conformité de son être. Des êtres qui sauraient parler, agir, aimer, penser aux moindres détails et surtout répondre avec sagesse. Alors que la Cilias observait le nouveau-né d’un ours, elle comprit qu’elle pourrait utiliser un principe déjà établi; l’accouchement. Elle pourrait créer une civilisation qui aurait ses valeurs. Une civilisation sage qui posséderait un amour très grand pour la nature et pour ce que leur mère avait fait. Ce peuple lui ressemblerait et devrait se sentir plus grand que tout ce qu’il y avait de déjà créé.

Le nouveau-né ourson ressemblait beaucoup à ses géniteurs. Le procédé pour transmettre la vie était donc fort simple, mais comment Aeltisis, la sage, pourrait trouver un être masculin à son égal? Elle parcourut Teilia à la recherche de cet homme, mais aucune de ses créatures n’étaient en mesure de remplir ses critères. Vint une nuit où Narshoul le noir rendit visite à Aeltisis. Tous deux discutaient de plusieurs aspects de Teilia. Aeltisis trouvait intéressant les propos de Narshoul, le chaos dont il parlait, était d'une utopie impressionnante. Le Cilias charma Aeltisis. Celle-ci lui confia son projet de fonder un grand peuple. Le reste de la nuit ne peut pas être compris, mais une harmonie entre la sagesse et la ruse se fit sentir sur les landes de Teilia.

Aeltisis était enceinte, elle ressentait une forte énergie en elle. La Cilias décida de nommer cette civilisation; Les Daelwenas. Un peuple elfique qui aurait l’instinct de sa mère, son amour et sa sagesse. Elle pourrait leur enseigner la vie comme elle l’interprète. Par contre, les gènes du géniteur allaient également mettre l'impureté dans le peuple qu'elle voulait fonder. Les Daelwenas serait également des personnes rusées, dotées d'une bonne intelligence.

Kalos alla la rencontrer :- « Sage dame, pourquoi fais-tu cela ? »

Celle-ci lui répondit : - « Kalos pourquoi me demandes-tu cela ? »

- « Tu semble si seule au fond, pourquoi t’acharnes-tu à faire toute cette … vie ? »

- « Cette vie est le futur de cet univers, j’ai fait des êtres qui pensent et qui aiment comme nous »

- « Cette vie me dégoûte, tu utilises tout l’espace pour faire ça ? Tu nous imposes ta vie. »

- « Mais… dis-moi Kalos, ce n’est pas vous tous qui m’avez demandé de concevoir de nouvelles créations? »

- « Au revoir Aeltisis »

Kalos partit avec une idée en tête et Aeltisis ne s’en soucia pas.

Les Daelwenas naquirent en trio, un mâle et deux femelles. C’est alors qu’une nouvelle épopée commença. L’époque d’une évolution continue, l’époque d’une grande victoire. Elle avait mis au monde une race qui avait le pouvoir de penser comme elle. L’évolution de cette première génération dépendait d’elle. Elle se mit donc à observer sa progéniture et à l’éduquer comme la nature le fait avec toutes créatures. Elle voulait que les Daelwenas soient des êtres semblables aux autres créatures; Elle les fit donc mortels. Ils avaient les mêmes besoins que le commun des mortels, manger, boire, jouer, aimer... Ils ne pourraient pas utiliser les pouvoirs de création d'Aeltisis. Leur particularité serait dans la sagesse, leur manière d’être, leurs sens accrus et l’interprétation des éléments de la nature. L'inceste fut à la base de la perpétuation de la race, le premier mâle et la première femelle semblaient s'aimer et ils continuèrent le cycle pour fonder une deuxième génération.. Tandis que la dernière femelle à être sortie semblait avoir un tempérament qui ressemblait plus à celui de Narshoul, la couleur de sa peau semblait plus pâle. Celle-ci réagissait différemment des deux autres, elle décida donc de quitter son frère et sa soeur pour errer sur Teilia. Plus aucune nouvelle d'elle ne vînt aux oreilles du nouveau peuple.

Aeltisis était comblée maintenant. Elle était assurée d’avoir laissé une image d’elle parmi les mortels. Quoi qu'il advienne, Teilia aurait un peuple sage comme elle l'était.