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Les Légendes d'Ilidelwis
La pureté de la forêt de Woialë La créature redoutable de Woialë Les pourtours et Devatars Elissë le Traître

La pureté de la forêt de Woialë

Une autre journée calme et magnifique se levait sur la forêt de Woialë, surnommée la forêt éternelle dont les habitants étaient surnommés les Daelwenas. Plusieurs rumeurs et légendes étaient racontées sur ces étranges créatures aux longues oreilles qui peuplaient ce monde. Comment avaient-ils une vie si longue de plusieurs millénaires? Pourquoi vivaient ils retranchés dans une forêt immense dans une solitude éloignées des Etellen? Qu’avaient-ils tant à protéger dans leur vie d’ermite? Ce peuple était même près dans certain cas à repousser l’étranger violemment hors de leur territoire et selon certains dires…à verser le sang des profanateurs dans des cas extrêmes. Plusieurs peuples craignaient de pénétrer ce lieu sanctuaire craignant les foudres de la divine Aeltisis ou ses malédictions. Combien de fois des explorateurs trop fougueux en sont ressortis empris de la folie criant que la forêt de Woialë était un lieu dangereux et magique. Dès lors, peu osaient s’aventurer dans ce territoire mystérieux conq uis par l’effroi et l’anxiété.

Cela ne semble pourtant pas avoir été tout le temps le cas. Il y a cela fort longtemps, peu après l’institution de la création de la cité Ilildelwis, voila près d’un millénaire, eut lieu un terrible incident non loin des territoires Daelwena.

En ces temps là, un peuple en particulier sur les terres de Teilia, observait ce territoire avec des yeux avides, désireux de se procurer les ressources naturelles de cette forêt incroyable. Ce mauvais peuple reptilien nommé Ophidienne recherchait absolument à s’emparer par tous les moyens possibles des terres Daelwena et de la forêt de Woialë. Informés de la longue longévité des Daelwena et après multiples hypothèses, ils en étaient arrivés à la conclusion qu'un artefact magique leur apportait cette quasi-éternité. Certains grands shamans Ophidiennes racontait en effet, qu’une eau pure, un liquide donnant une vie longue de plusieurs millénaires était caché dans leur cité nommée Ilildelwis. Et ils reprochaient aux Daelwena de garder pour eux ce liquide spécial dans un but qu'ils estimaient bien égoïstes.

C'est pour cette raison que les Ophidiennes préparèrent une grande armée composée de troupes de choc surentrainées armées de puissantes hallebardes lourdes et accompagnées de solides canalisateurs experts dans la magie de destruction. A cela se rajoutait la construction d'armes de siège d’une ingénierie surprenante dans les nids de leur immense forteresse. Sifflant des ordres à leurs esclaves, ils étaient empris d’une vélocité impressionante afin d'établir dans les temps la puissante armée Ophidienne.

Envoyant subtilement des éclaireurs et cartographes dans la forêt, ils tentaient tant que possible d'obtenir différentes informations cruciales sur le transport des troupes et sur les stratégies ennemis afin d'accomplir à bien leur dessein malfaisant.

Les gardes de l’armée céleste Daelwena avaient prévenu à maintes reprises le peuple Ophidien que les intrusions de leur force militaire seraient automatiquement pris en chasse et mis à mort la plupart du temps pour leurs sacrilèges envers Aeltisis. Mais cela ne changea rien. Ainsi, ne pouvant plus accepter de telles profanations, les aguerris rôdeurs de la forêt, maîtres de leurs mouvements en combat forestier, ne firent qu’une bouchée de ces intrus exécrables qui n'avaient aucun respect envers la dame nature et ses commandements.

Plusieurs nouveaux rapports de mouvements militaires furent envoyer au grand roi des Daelwena, craignant une altercation future de plus grande envergure entre les deux nations. Les animaux quant à eux fuyaient la forteresse Ophidienne, ne pressentant rien de bon en ce lieu empris de convoitise et de violence. Un futur bien sombre semblait se présager, et rien ne l'en empêcherait.

Réunissant l’ensemble des effectifs de la garde céleste et de la prêtrise, le roi Deltewis Olitawe transmit aux différents membres présents à la réunion, les dernières informations reçues de leurs compagnons ailés espions qui observaient les environs de la cité Ophidienne. Une armée giganteste qui ne pouvait être comptée, tel le sable de la mer, était indiquée au roi et à ses officiers militaires. Le roi ne pouvait plus fermer les yeux sur les derniers évènements survenus. Il était grand temps d'agir. Des stratégies identiques aux temps passés furent adoptées.

Les Daelwena privilégiaient toujours de petites attaques rapides mais fatales pour l’ennemi plutôt que de compter sur une puissante infanterie lourde qui avait peine et misère à se déplacer avec aisance en forêt. Préparant pièges mortels en différents lieux de la forêt, affutant les flèches et aiguisant leurs lames, les forces au sol jouaient de tous leurs atouts dans la bataille. L’armée céleste quant à elle, se préparait aux pires confrontations avec la grande armée Ophidienne. Malgré le fait que les Daelwena furent en avantage dans leurs milieux naturels, ils ne pouvaient compter sur leur effectif plutôt réduit comparativement aux reptiles esclavagistes. Harasser invisiblement l’ennemi en forêt en étant caché dans la pénombre des arbres était l’atout des habitant à la peau verte. De plus, nul peuple en ce monde ne pouvait rivaliser avec les archers Daelwena. L’œil rapide et précis, ils préféraient les combats légers et mobiles à la force d'une armée imposante mais souvent lente. C'était d'ailleurs une stratégie efficace qui avait déjà par le passé mis de nombreux ennemis en déroute. Le roi lui-même faisait parti des tireurs d'élite d’Ilildelwis et personne ne pouvait rivaliser avec ses talent hors pair. Ainsi accompagnés d'arbalétriers lourds, ils seraient en mesure de causer des dommages considérables, et ce malgré leur effectif réduit. Il ne fallait cependant pas oublier un de leurs derniers atouts majeurs. Les druides et mages Daelwena serait un appui considérable lorsque la force du métal ne suffirait pas. Sans oublier les quelques prêtres dont les soins pouvaient grandement être utile en dernier recours. Rassemblant alors l'ensemble des forces Daelwena dans l'espace de combat du saint sanctuaire de la cité, le roi se leva et pris la parole sur un ton calme et encourageant :

- Owel! Awel!

Le temps est finalement venu d’accomplir la promesse faite sous cette arbre des centenaires auparavant par notre ancien frère devenu la voix Daelwena de notre tendre Dame nature Aeltisis! Quel que soit ce que l’avenir nous réserve, il nous a promis qu’il nous bénirait et nous protégerait des dangers. Nous lui avons juré de protéger la forêt et je ferais ce que j’ai promis voila fort longtemps! Notre honneur et la dignité de mère est rendu questionnée par des créatures malveillantes qui souhaite s'accaparer nos terres, terres offertes en héritage par nos descendants. Je ne peux fermer les yeux sur cet affront! Jamais, nous ne pourrons laisser ceux-ci oser mettre pied en forêt sous peine d’enfreindre sa magnifique pureté! Entendez l’arbre éternel, voyez qu’il est majestueux! Observez aux alentours, le combat qui se déroulera se fera pour protéger notre chère nation et ce saint lieu sacré. N’ayez point honte de craindre de combattre, mais ne perdez point espoir! Ensemble, telle une famille unie, nous ser ons en mesure de remporter ce qui est important à nos yeux!

Levant bien haut son arc au dessus de sa tête sur l’hôtel du temple, le roi semblait sûr de lui-même. Puis levant la tête vers les cieux, il cria d’une voix forte :

-Puissant et sage messager Faïlowe Wisëna D’Aeltisis!

Puisse porter ton regard sur tes serviteur qui iront au combat, nous te prions d’obtenir un peu de ta force et de ta sagesse. Donne nous je te prie l intelligence et le calme nécessaire à la confrontation avec ce puissant ennemi. Nous savons que nous serons rien sans toi, et nous ne tenterons point de compter seulement sur notre discernement pour affronter nos opposant. Nous mettons en toi notre confiance, sache que malgré ce qui nous arrivera, notre conduite sera seulement portée par ta voix tes enseignements instruits d'Aeltisis. Nous avons juré à toi notre allégeance pour que tu puisses nous ouvrir les yeux et être en paix avec la nature. Que se soit en des jours meilleurs ou durant ces temps tragiques, notre pensée est tournée vers toi... Grand messager d’Aeltisis, nous offrons notre respect à notre divine mère. Grand peuple Daelwena, marchons ensemble ! Accomplissons la volonté de Dame Nature!

Suite à ce discours plein d'encouragements et d'espoir, ils partirent tous ensemble en direction de leur ennemi reptilien.

Le roi, grand dompteur d’animaux et rôdeur donna un petit message à un aigle qui partit alors vers le nord de la forêt en direction du village de Kopef. Il espérait trouver par l'envoi de ce message l'aide des forts hommes Nalkiri, leur grand allié depuis des temps immémoriaux. Puis un autre aigle partit en direction des cavernes des grands dragons verts du sud. On racontait qu'à travers ses différentes excursions de part le monde, le roi avait réussi à maitriser la communication draconnienne et à se faire de puissants alliés lors des moments importants pour leur survie.

Le soleil était à peine levé. Les différentes cohortes militaires marchaient en rang serré avec discipline sous les ordres de l’El-Ewilis au regard intransigeant. En avant-garde il était possible de voir des hommes en toge et capuchon blanc d’une grande pureté chantonnant des louanges à Aeltisis. Ils semblaient grâce à leur prière offrir aux différents membres de l’armée l’espoir et une rapidité dans leur mouvement qu'il serait impossible d'accomplir en temps normal.

Silencieux dans leur mouvement en forêt, marchant d’un pas rapide malgré les branches et arbres obstruant leur mobilité, ils avancaient vers le combat, en ligne, imperturbable. Quelques heures passèrent avant d'apercevoir le gros des troupes Ophidiennes. Les espions ne s'étaient point trompés, ils étaient présent en grand nombre et le combat allait s'avérer rude.

Le roi leva la main vers le ciel d'un geste prompr indiquant aux troupes de s’immobiliser. Il décida d'attendre les prochains mouvements des Ophidiennes. Ces derniers continuaient d'avancer à travers la forêt, il n'était plus temps de réfléchir, il fallait agir désormais. D’un geste rapide de la main, il ordonna aux archers déjà positionnés de décocher flèches et carreaux sur les troupes immenses qui leurs faisaient face. Les projectiles firent de nombreux dégats dans les troupes ennemis, mais désormais, leur présence était révélée. L’infanterie lourde auphidienne s’avança avec rage vers la forêt, se mouvant avec difficulté. Les moines Daelwena allaient de l’avant, se dévêtant de leur habit de prêtrise dévoilant des Daelwena surentrainés physiquement, les poings fermés et le regard dur. Nul autre Daelwena ne rivalisait avec les moines pour leurs compétences au corps à corps. Ils étaient les seuls à offrir une maigre ligne de défense aavec quelques épéistes chevronnés. Les deux armées s’approchaient ra pidement, la rencontre fut brutale et rapidement le dur combat en forêt commença. Celui ci dura des heures et des heures, et de chaque coté les pertes furent considérables même si plus élevées dans le camp auphidien. Malgré tout, les Ophidiennes grâce à leur nombre incalculable d’armes de siège, détruisaient une bonne partie de la forêt et continuaient d'avancer plus profondément dans les bois de Woialë.

Tout semblait indiquer une défaite des Daelwena de part leur nombre trop peu élevé. C'est alors que, tandis que le soleil commençait déjà à se coucher, se fit entendre. Au loin, d'étranges étendards en paux animales annonçaient l'arrivée de géants couverts de fourrures... Armés de grandes lances, fléaux et gourdins géants, il était facile de comprendre que leurs alliés Nalkiri avaient accéder à leur demande et s'étaient empressés d’aller aider leurs compagnons Daelwena.

Criant leur chant de guerre, accompagnés du bruit des tambours, ils partirent à la course en direction des lignes Ophidiennes prenant par surprise leur arrière garde.Les auphidiens, tournant alors le regard, virent avec frayeur qu’il était pris au piège entre les Daelwena et les troupes herculéennes Nalkiri qui s‘approchaient à grand pas.

Ce fut un vacarme tonitruants qu'entendirent les Daelwena lorsque les lignes Nalkiri défoncèrent littéralement et avec grande facilité l’armée Ophidienne. Reprenant espoir, les Daelwena continuèrent sans répits le combat qui durait déjà depuis prés d’une journée. Les troupes auphidiennes fatiguées furent rapidement mises en pièce par l’union des deux races alliées et de leurs habiletés respectives. Les pièces d’artillerie Ophidiennes qui bombardaient la forêt furent annihilées par le grand dragon vert Uroloki, nom qui veut dire dragon de feu en ancien Daelwena. Celui-ci était devenu un grand compagnon du roi voila fort longtemps. Et contrairement à plusieurs de ses frères de race qui était sans honneur, celui-ci avait juré protection et fidélité aux Daelwena après avoir guéri d'une terrible maladie grâce a l’aide du roi. Il venait en quelque sorte de rendre ce qu’il devait au Daelwena. Ce qui fut une bonne chose en soi.

Bientôt, le soleil se leva de nouveau sur la forêt gravement endommagée, le combat était finalement terminé. La bataille fut remportée par les alliés de la forêt, mais le prix payé fut terrible. Combien de jeunes Daelwenas et de brave combattant Nalkiris perdirent la vie pour la pureté de la forêt? Les habitants de la forêt étaient conscient de cette perte, pourtant ils furent heureux d’avoir rempli la promesse qu'ils avaient faite au messager d’Aeltisis.

Le soir suivant ce jour légendaire, une grande fête fut célébrée pour rappeler à jamais ce combat mémorable qui unirait à jamais Nalkiri et Daelwena. Que ce soit en jour de paix ou de guerre, ils seront ensemble pour s’entraider, à ce jour et pour les générations futures. Rien ne pourra les délier de leur amitié. Les Nalkiri seront à jamais grandement respectés et toujours le bienvenu dans la cité d’Ilildelwis. Tout Daelwena éprouve depuis ce jour un honneur à rencontrer les géants musclés de Kopef, ils leurs sont grandement reconnaissant pour leurs actions passées qui sauva la race Daelwena de l’extermination ou de l’esclavage forcé.

L’armée céleste Daelwena en guise de reconnaissance pour l’aide d’Uroloki, créèrent un nouveau porte étendard de la race, représentant un puissant dragon vert entouré d’arbres verdoyants.

Pour que les prochaines générations n’oublient jamais ce jour d'été mémorable, il fut institué par le roi le jour de la Nangwë (victoire en ancien langage Daelwena). Ce sera un jour de célébration où les Nalkiri seront expressement invités en Ilildelwis afin que tous fêtent et prient la sainte Aeltisis ensemble.

Peuple Daelwena, que votre esprit reste a jamais empli de reconnaissance envers Aeltisis et nos alliés pour toujours. Que la forêt de Woialë reste un lieu pur de tout intrus profanateurs, tel est le commandement d’Aeltisis!


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La créature redoutable de Woialë

La splendeur et la majesté de la forêt de Woialë était sans équivoque. Des arbres chatoyants et immenses surplombaient les cimes de cette forêt magique. C'est pourquoi la grande Divine Aeltisis appréciait grandement contempler du haut de son royaume ce lieu si paisible et doux. Qui pouvait fermer son cœur devant ce spectacle naturel ? Toute créature intelligente qui avait un respect pour la nature ne pouvait qu’être surprise par ce lieu mystérieux. Pourtant, peu d’êtres vivants en ce monde avait le courage d’aller plus loin que les lisières de la forêt de Woialë. Quel était donc la raison a cette crainte envers cette forêt?

Certaine rumeur passaient de bouche à oreille dans les tavernes des différentes cités de Teillia. On avait ouï dire que des amazones protégeaient cette forêt avec grande insistance, repoussant tout intrus avec rapidité. Mais il semblait qu’une créature à la peau verte, plus redoutable que les amazones de la forêt de Woialë, était présente.

Différentes histoires circulaient plus incroyables les unes que les autre. Quelleque soit la créature qui osaient s’aventurer en forêt, nombre d’entre elles en ressortait pris de démence, courant dans les cités de ce monde criant haut et fort de ne plus jamais retourner en cette forêt. D’autres semblaient perdre la mémoire de leur existence tout en foulant ce territoire naturel. Enfin, certains avaient perdu la vue ou la parole après avoir aperçu la créature dans la forêt.

Selon certains, c’est un monstre immense de 40 coudées qui terrorise les gens. Pour d’autres, c’est un fauve rapide et sans merci qui apprécie chasser les étrangers. D’autres rumeurs disent que c’est une créature ailée magnifique aux yeux éclatants qui pourfend tout importun dans les bois. Il est dit que si on touche sa peau, on est pris d’une terrible malédiction qui vous poursuit jusqu'à la fin de votre existence. D’autres racontent que c’est le croisement d’une Daelwena et d’un fils d’Aeltisis qui ne fait que repousser les gens de ce monde pour son bien plaisir.

Dans tous les cas, c'était un effroi sans précédent qui touchait les habitants à proximité de la forêt. Une chose… ou bien une créature vivante effrayante semblait prendre pour cible les visiteurs qui n’étaient point les bienvenus dans la forêt de Woialë.

Le mystère entourant cette créature était sa meilleure arme envers les étrangers. Tout information entourant cette créature était incertaine, incongrue et disproportionnée.

Seules les amazones de la forêt de Woialë connaissaient réellement la vraie existence de cette créature magique.

Sa naissance restait tout de même incertaine même parmi les Daelwena. Les grands sages Daelwena détenaient des informations partielles sur cette créature.

Il semblerait que, voilà déjà plusieurs millénaires, la voix Daelwena Faïlowe Wisëna conclut un pacte avec différentes force énergétiques de la forêt de Woialë.

Ce pacte était en soit l’amour que Faïlowe portait envers la forêt de Woialë. Il souhaitait plus que tout la préserver de l’adversité et de l’exploitation des étrangers. C'est dans ce but qu'il aurait joint son énergie à celle de l’esprit de la forêt afin de créer une créature ailée semblant au Daelwena qui possèderait une énergie extraordinaire.

La voix Daelwena le nomma Ainü, ce qui veut dire en ancien langage Daelwena "créature ailée.

Son rôle en ces terres était de protéger la forêt de Woialë si la situation devenait trop périlleuse pour les Daelwena et ainsi que de les guider dans leur existence. Elle devait ainsi par tous les moyens, et notamment par l'utilisation d'illusions, repousser les étranger par la peur. Ainü resta ainsi durant plusieurs siècles avec Faïlowe Wisëna apprenant de sa sagesse immense et de ses habiletés sans précédent qui faisait de lui un grand druide. Petit à petit, elle devenait pour la future voix Daelwena comme une véritable fille à ses yeux. Leur force conjointe, ils étaient en mesure d’effacer la mémoire de certains étrangers trop curieux ou violents envers le peuple Daelwena ou envers la forêt de Woialë. Heureusement, leurs interventions restaient tout de même très rare, laissant au peuple Daelwena la possibilité d'accomplir eux mêmes leur destiné.

Enfin arriva le jour où la voix Daelwena fût sollicitée d’aller dans le royaume céleste avec la grande Aeltisis. Faïlowe Wisëna donna alors la responsabilité à Ainü d’observer les Daelwena et de les aider, mais seulement dans de rares moments. Elle devint ainsi la messagère de la voix Daelwena pour le peuple de la forêt, une véritable mère pour le peuple Daelwena, offrant bénédiction pour leurs bonnes actions, et châtiant le peuple ayant commis des actes mauvais envers Aeltisis.

Ainü la créature forestière redoutable de Woialë... Voila plusieurs siècles qu’elle ne s'est pas montrée au peuple Daelwena. Du haut des arbres, elle observe silencieusement avec grand attention le chemin que le peuple de la forêt suit. Dans le mystère et dans la solitude, elle accomplit son devoir instruit par la voix Daelwena...


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Les pourtours et Devatars

Légende

Il y a de cela des milliers d’années, alors que Teilia voyait ses premiers jours, l’une des créations d’Aeltisis, le Devatar, prenait de plus en plus d’expansion dans la Woiale. Il n’était pas rare de croiser cet oiseau pourpre qui représentait la sagesse se balader librement sur les terres et observer les régions environnantes en volant. Ils étaient toujours prêt à rendre service à leur Cilias, rien ne faisait plus leur bonheur que de survoler la Woiale et de voler à travers les landes.

Leur amour de voler et de liberté était parfois associé à une légende des terres de Teilia, qui expliquait que les serviteurs du Natiris les plus fidèles avaient la chance de se réincarner en Devatar lors de leur mort. C'est peut-être pour cette raison également que les protecteurs de la nature avaient une facilité à se lier d'amitié avec ceux-ci.

Ces oiseaux au regard perçant, avaient été créés par mère nature afin de pouvoir garder un œil sur ces terres. Elle les avait créer afin qu’ils aient le pouvoir de communiquer par télépathie avec une personne en qui ils avaient entièrement confiance, par le fait même, Aeltisis elle-même.

Ces messagers pouvaient faire parvenir les messages qu’elle voulait partout sans qu’elle n’ait véritablement à interagir avec le monde des mortels. Par contre, il arrivait, par moment, que ceux-ci se lient d’une amitié très intense avec les plus sages protecteurs de la forêt. Parfois des Daelwenas, des Nalkiris et même des Hastanes, avec qui ils entretenaient une correspondance télépathique.

Ceux-ci étaient en effet les meilleurs alliés que les gardiens de la forêt pouvaient avoir. Leurs ailes et leur vision leurs permettaient de voir bien plus que ce que les rôdeurs le pouvait et ceux-ci étaient plus fort et plus agile que les oiseaux permettant donc de chasser le mal des terres saintes et de défendre leur petit allié ailé. Cette symbiose permettait donc aux deux protecteurs du Natiris d’être presque imbattable et d'être les meilleurs éclaireurs qui pouvaient être trouvé sur les landes de Teilia.

Narshoul, jaloux de cette idée, finit donc par créer des oiseaux de proie du nom de Pourtour qui avaient pour but premier de tuer les Devatar. Ces oiseaux étaient constitués essentiellement de haine et de chaos mais leurs sens n'étaient pas pour le moins aussi aiguisés que leurs ennemis pourpres. Bien qu'il prenait au départ des risques démesurés et mourraient en plus grand nombre, ceux-ci se rendirent rapidement compte que la chair des Devatar les rendaient plus sages.

En effet, se nourrissaient de l’essence emplie de sagesse des Devatar, ils parvenaient à voler la connaissance et la sagesse des Devatar qu’ils tuaient faisant d’eux une proie encore plus attirante.

Les Devatars finirent par être tous éliminés, ayant des problèmes avec les Narsillions, les Daelwenas n’eurent plus la force de défendre ces oiseaux de légendes. Narshoul, le traitre, profita de ce moment de faiblesse afin d’éliminer les yeux d’Aeltisis à jamais, lançait sa horde d’oiseaux voraces sur celle des êtres purs et éliminant celle-ci un à un sans laisser de trace.

Ce fut les derniers jours des Devatar, oiseaux de sagesse suprême et créatures du Natiris et personne ne sait réellement ce qui finit par se passer. En effet, personne n'a répertorié le cadavre d'une de ces créatures ou n'a affirmé en voir un voler et la légende ne dit rien non plus sur ce qui est advenu des Pourtours qui durent s'occuper des oiseaux pourpres...

Fait Historique

Après tant de temps passé, après l'oubli de cette légende. Un oiseau au plumage sombre vint à arriver au Sanctuaire, il semblait épuisé et affamé. Le peuple sylvestre ne savait pas de quelle race il pouvait être, ni même d'où il venait. D'autant plus étonnant que l'oiseau s'adressait directement à leur esprit.

Les discutions furent longues et chargées d'informations. Le peuple sylvestre se mit à croire au retour des oiseaux prodiges de la Mère.

L'oiseau descendu de sa nuée auprès des daelwenas décida de rester auprès d'eux. De cette prise de conscience et de ce choix, le volatile troqua sa robe obscure pour des plumes dorées. Ce qui rendit perplexe et ne trouva aucune explication sur le moment.

Peu à peu, à force de converser avec le rebaptisé Erménégil. Certains commencèrent à émettre des doutes sur la théorie du retour.

Le plumage des dits oiseaux semblaient être un mélange de pourpre et de noir. La question se posa bien vite, était-ce des dévatars survivants? Ou des Pourtours ayant mutés?

La sauvegarde de la vie pourtant passa première. Il fallait sauver ses oiseaux qui erraient entre Sombrum et Ilidelwis sans savoir choisir leur domaine.

Narshoul? Aeltisis? La question était la.

Erménégil fut le premier à choisir un camp,ce qui expliqua son plumages d'or, fierté nouvelle de la faune de la woïale. S'en suivit un autre ca isolé, du côté de la Horde... l'oiseau de Narshoul devint d'un plumage rouge écarlate... Les deux eurent le malheur de se rencontrer... Ce qui se termina par la mort d'Erménégil et suite aux blessures, celle du Sanglant qui succomba de même.

Malgré la mort tragique de l'oiseau d'or de la woïale, il restait encore la nuée entière à convertir, à convaincre. Les efforts furent longs, les démarches nombreuses pour enfin en arriver à rencontrer Varak, Père de la nuée et chef.

Malgré les arguments des Daelwenas, il prit son temps, il médita sur les choses. Que pouvait lui apporter Narshoul? Avait-il eu vraiment l'intention de les acceuillir à leur retour? Avaient-ils été des pions, des pantins, des sacrifiés? Après la mort d'Erménégil et d'un de leur frère ayant choisit la Horde et Narshoul, devait-il laissé le combat à mort se reproduire?

La décision fut prise, les individus restant de la nuée devinrent des protecteurs d'Ilidelwis.

L'on peut désormais croiser au sein de la forêt éternelle, de magnifiques oiseaux à la robe dorée, aussi grand que des vautours, aux ailes longues et larges, des beautés ailées vrillant le ciel.

Auteure : Bastet et Belzébuth


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Elissë le Traître

-”Aujourd'hui, jeunes élèves, je vais vous raconter l'histoire d'Elissë le Traître. Ce récit vous fera certainement réaliser à quel point se laisser abandonner à la folie enragée peut être néfaste. Ouvrez grandes vos oreilles, car ces passages sont issus d'une époque bien ancienne et rarement étalée au grand jour..”

Le vieux Daelwëna aux longues et fines oreilles tourna son regard borgne vers son assemblée juvénile. De sa seule main restante, il ouvrit l'épais bouquin reposant sur ses genoux bandés jusqu'aux pieds. Il repoussa sa longue chevelure blanche vers l'arrière de son épaule, entamant le début de la récitation légendaire.

-”Tout commença à l'Époque de l'Hécatombe en l'An 0, alors que les forces Daelwënas et Nalkiris étaient assiégés par les puissantes troupes Mortanyss de la Légion des Damnés. Cette grande bataille fût l'annonce de La Nouvelle Ère Teilienne. À ce stade, Elissë était un owel à la réputation envieuse qui était qualifié de héros par son peuple, tout comme son allié; le Commodore Celethir. Contrairement à la plupart de ses camarades cependant, l'Héros de Guerre respectait hautement ses adversaires qui, eux aussi, avaient leurs hauts faits d'armes.

La bataille faisait rage aux plaines avoisinantes de la Forêt Éternelle. Le sang des guerriers du Natiris était absorbé par le sol spongieux de la Woiäle, alors que plusieurs cadavres Mortanyss jonchaient son pelage verdâtre. Pour cet assaut ultime, les meilleurs effectifs des Armées Protectrices du Sanctuaire furent assemblées. Les forces d'élites se déployèrent en une agilité et subtilité leur étant bien connues. Alors que les silhouettes intimidantes de la Légion des Damnés se pointèrent au haut des plaines près de l'Ambän'Vanyà-Càllö, une multitude de flèches se décochèrent pour former un mur de pointes meurtrières qui fît des ravages prétendus stratégiques. Face à des adversaires aussi robustes, les Daelwënas et Nalkiris se devaient d'user de ruse et d'astuce. Elissë était aux commandements de ses propres troupes et attendit l'arrivée de ces guerriers dits immortels, d'un pied ferme, la lame au poing. Aux côtés du Héro Daelwëna se trouvait évidemment sa compagne, la tête dirigeante des Choristes des Grands Hymnes d'Aeltisis ; Àrsyniä Ë'llèlwän, Noble Prêtresse de la Créatrice et Sanwë du Peuple Natiris. Cette dernière, inoffensive dans l'âme était seulement sur le champ de bataille pour apporter soutien aux troupes de ses chants revigorants. Car la troupe de 9 owels et d'Àrsyniä était dite avoir des pouvoirs largement avantageux alors que leur lien avec la nature et Aeltisis se renforcissait à l'extrême, transmettant l'Essence de Vie par l'intermédiaire de leur prestation. Plusieurs membres de la Netha s'étaient opposés à la présence de leur Prêtresse en ces lieux hostiles. Cette dernière en avait fait la sourde oreille, ne cessant de répéter qu'elle se devait d'être aux côtés d'Elissë, leur existence liée jusqu'à la fin.

Tout près du couple, le Commodore Celethir se tenait droitement sur son destrier brun clair. C'est d'ailleurs grâce au journal de ce dernier que nous avons pu prendre connaissance des événements de jadis. Le Paladin d'Aeltisis faisait partie de ceux qui déplorait la présence d'Àrsynia, si exposée au danger. Très vite, le combat entre les forces du Natiris et du Mortulum débuta. Le téméraire Elissë, portant sa main au cœur en guise de salut tout en accourra alors jusqu'au front de la Légion des Damnés, leur adressant un bref salut respectueux, une main posée au cœur. Rapidement, empala habilement bon nombre d'entre eux, fidèle à ses habitudes. Très vite cependant, la puissance dévastatrice de la réputée Légion se fît connaître, alors qu'ils prirent l'avantage en submergeant les Nalkiris et Daelwënas de leur endurance excessive. Malgré les coups, les forces oppressives de Kalos semblaient toujours revenir à la charge. La virulente bataille prit une toute autre tournure alors qu'Elissë trancha finement la tête d'un des Damnés de son katana aiguisé. Le moral des troupes eu une montée soudaine alors que les Protecteurs du Sanctuaire reprirent la main sur le combat. Le réputé Héros avait encore une fois sû amener l'inspiration nécessaire à ses troupes pour amener le courroux des Prêcheurs du Cycle blasphémé par l'existence des Damnés.

Plusieurs heures plus tard, il ne resta plus que les quelques restants des troupes d'Elissë, Celethir et Àrsynia, dispersées sur le champ de bataille qui laissait encore voir plusieurs Légionnaires Macabres recouverts d'ossements. C'est alors que, en vue de la charge finale qui annoncerait le clan victorieux de cette bataille sanglante, le chant mélodieux et énigmatique de la Prêtresse se fît entendre, ainsi que de celui des autres Choristes des Grands Hymnes d'Aeltisis. Cependant un tout autre effet non-escompté fût causé. Le restant des troupes Damnées s'écroulèrent subitement en une levée de poussière impure et nauséabonde. Quelques instants plus tard, pour une raison totalement inexpliquée, Le Héros idolâtré de tous se retourna furieusement contre les siens, n'ayant aucune hésitation à mettre fin à leur Cycle.

Dans sa folie meurtrière, il semblerait qu'il aurait décimé des dizaines de membres de la Garde d'Élite sans même épargner sa compagne de cœur ni son meilleur owel, le Commodore Celethir dont on rapatria les corps en Illidelwis, afin qu'ils soient rendus à Mère, tel qu'il se doit. Depuis, nul ne sait ce qu'il est advenu d'Elissë. Seul les cauchemars semblent ramener Le Traître qui s'est laissé aveugler par la folie et la démence. Sinon, plusieurs rumeurs laisse prétendre que le fantôme d'une magnifique Daelwëna aux yeux d'ors pourrait être vu la nuit tombée, à l'ombre de l'Ambän'Vanyà-Càllö, ébahissant ceux ou celles pouvant bien l'entendre.

La morale de cette histoire est pour que vous ne perdiez jamais le fil vos émotions. Que si vous vous abandonnez trop à elles, que même vos proches les plus chers peuvent en subir les ravages ...

Que Mère vous garde, jeunes élèves.”

Le Daelwëna âgé referma l'épais bouquin, causant une fine levée de poussière. Il se leva d'une lenteur fidèle à son âge, relevant un étrange petit objet métallique aux devants de son regard borgne. Respectueusement, il posa ensuite sa seule main au niveau de son coeur, inclinant petitement le chef. Les élèves se relevèrent donc et en firent de même, comme ils avaient l'habitude de faire à chaque cours de l'owel Nàwé'ïnh. Et alors qu'ils amassèrent leurs effets pour quitter, en lui glissant quelques aux revoirs ici et là, il murmura, comme pour lui-même :

-”Et que le Cycle se perpétue ainsi éternellement, générations après générations. Puisse Aeltisis t'accorder la fin du tien dignement, mon vieil owel.”

Auteur : Xaîr'nissath