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Les Légendes Kheijannes
Leçon d'humilité du Guerrier Les Chevaux d'Akhal'Kei

Leçon d'humilité du Guerrier

Il est une vieille légende qui se raconte toujours de génération en génération parmi les Kheijans. Il fut un temps, il y a bien longtemps, ou le désert se déchaîna contre la cité de Najar'him. Les créatures des sables ne semblaient plus craindre les défenses de la ville, et s'approchaient des demeures du peuple, mettant en péril la vie des familles. Certains Kheijans disparurent, et les Rashads perdirent de nombreux hommes dans cette lutte. Mais leur ferveur au combat les fit sortir victorieux après plusieurs mois de lutte. Ils avaient, de concert avec les forgerons, créés des armures solides et résistantes, qui, bien que coûteuses, leur permettaient d'encaisser des coups plus solides, ou bien de tenir contre plusieurs bestioles à la fois avec plus de facilité, leur offrant un avantage indéniable sur les créatures assiégeant la cité.

Les armures de plaque leurs avaient rendus un grand service. Ainsi, les Rashads furent acclamés par le peuple, leur bravoure et leur ténacité furent récompensées et le clan devint rapidement de plus en plus riche, les marchands leur faisant cadeau d'armes, de nourriture, de logis et de toutes sortes d'objets pour les remercier. Puis le temps passa, la guerre s'éloigna, et on commença à oublier les passe-droits qui leur furent accordés un moment. Malgré cela, une partie des Rashads continua d'abuser des services du peuple, voir à l'opprimer, se sentant puissants et supérieurs dans leurs armures de plaque. Ainsi, le respect qu'on accordait au clan commença à diminuer, et au sein du peuple, de plus en plus de discussions laissaient entendre l'idée de se soulever contre les soi-disant protecteurs du peuple. Les plus jeunes recrues Rashads ainsi que quelques autres plus sensés, qui écoutaient toujours le peuple s'en rendirent compte, et tentèrent de ramener à la raison les guerriers abusant de leur rang et de leur supériorité sur le plan physique. Des tensions se créèrent, et les deux groupes vinrent éventuellement à se diviser, et pour montrer au peuple qu'ils n'étaient pas de ceux qui profitaient d'eux, les guerriers les plus raisonnables abandonnèrent le port de la plaque et s'en remirent aux armures d'antan, bien que moins résistantes, ils étaient plus permissives au niveau des mouvements. Mais cette démarcation ne suffisait pas, et pour redorer leur blason, ils se mirent en tête de contrôler les excès de leurs camarades en plaque, qui abusaient de plus en plus de leur position et négligeaient leur entraînement, passant la majorité de leur temps à festoyer et compter leurs richesses. Mais il n'y avait rien à faire. Lors d'une réunion générale avec tous ses hommes, le al'Rashad perdit la maîtrise des guerriers, puis un conflit éclata.

Le clan se retrouva divisé en deux, armes au poing. D'un coté, les Rashads en plaque, et de l'autre, dans leurs armures de chaîne ou bien encore plus légères, ceux qui tentaient de les raisonner. Il ne fallut que quelques paroles agressives pour envenimer le débat déjà tendu, et les Rashads en plaque donnèrent l'assaut. Désavantagés par la perte de mouvement occasionnée par leur lourd harnachement et leur manque d'entraînement, ils furent écrasés par les Rashads demeurés fidèles au peuple. Ceux qui étaient toujours en vie à l'issue du combat furent exécutés pour servir d'exemple au peuple, et, bien qu'il ne fut pas interdit, plus aucun guerrier ne voulut porter la plaque, puisqu'elle rappelait cette image du guerrier posé dans le luxe et l'excès, négligeant son entraînement et s'asseyant sur ses lauriers, le Rashad corrompu abusant de ses pouvoirs.

Cela ne reste qu'une légende, mais elle est connue de la majorité des combattants Kheijans, et porte le nom de la leçon d'humilité du guerrier.

C'est pourquoi la majorité des combattants Kheijans préfèrent la chaîne à la plaque : Un guerrier ne doit pas remettre sa défense uniquement à son armure, mais plutôt à ses connaissances en matière de combat, ainsi la plus lourde et résistante des armures n'est pas nécessairement la plus efficace pour autant, le combattant équilibré sait doser l'usage de force brute par la réflexion et la logique. Il y a cependant quelques exceptions parmi Rashads et Nalzarites lorsque ce type de protection sert à des fins de tactique militaire, le chef de clan nomme quelques guerriers pour porter l'armure de plaque, généralement ceux qui sont envoyés en première ligne ou bien qui doivent assurer la sécurité d'individus précis. Ceux qui n'ont pas été choisis pour cela mais qui optent tout de même pour le port de plaque ne sont pas nécessairement châtiés, mais souvent vus d'un très mauvais oeil par le peuple et leurs camarades.


Les Légendes Kheijannes
Leçon d'humilité du Guerrier Les Chevaux d'Akhal'Kei

Les Chevaux d'Akhal'Kei

Il est bien connu à travers les landes que les Hastanes sont un peuple de chevaliers et de chevaucheurs. On dit aussi que les Kheijans auraient des racines lointaines provenant de ce peuple. Certaines personnes expliquent le fait que les hommes du désert vivent très près des chevaux de cette façon.

En réalité, leur attachement aux chevaux est très différent de ceux des Hastanes. Il s’agit d’avantage d’un lien qu’ils partagent avec eux, une communion. Il ne s’agit pas uniquement de chevaliers qui respectent leurs montures, mais plutôt l’entièreté du peuple, qui vénèrent ces créatures. Plusieurs récits relatent et expliquent l’existence de ces bêtes hors du commun, et tous les nomment de la même façon : Akhal’Khei. Ce nom leur vient de la légende d’Akhal, qui dit qu’un magistère de ce nom se serait sacrifié au roi soleil pour éviter d’avantage de pertes à son peuple qui devait affronter la vie rude du désert à pied, en implorant de lui qu’il leur offre des chevaux pour aider leur voyage, le roi leur aurait offert Khei, le fils d’Akhal.

Quoi qu’il en soit, l’Akhal’Khei est respecté par tous les Kheijans, il est pratiquement sujet d’un culte. Les hommes du désert parcourent les landes arides fréquemment, et ils savent qu’ils n’y arriveraient pas sans l’aide de leurs montures tellement les terres sont vastes. Ils ne voient pas ces chevaux comme leurs serviteurs, mais comme partenaires à qui ils confient leur vie. Ils savent que bien que les Akhal’Khei soient dévoués, ils sont d’abord sauvages et partiront si ils sont utilisés comme du simple bétail, ne se laissant domestiquer que par des hommes et femmes de sang Kheijan et n’acceptant pas d’être traités comme inférieurs. Ce sont de fiers destriers qui ne plient pas l’échine devant les ordres, ils coopèrent et travaillent de concert avec leur cavalier. C’est pourquoi un Kheijan traitera sa monture comme son égal, on le verra même lui parler comme à un de ses frères. Parfois, le lien entre la monture et son maître est tellement fort que le cheval n’aura pas à se faire diriger, il saura ou aller.

Un Kheijan nommé par le Cheikh en personne, le Jahal’Khei est le chef palefrenier de la cité. Il est chargé de veiller à ce que tous traitent les Akhal’Khei comme il se doit. Il est aussi tenu de s’occuper du registre des Akhal’Khei vendus aux autres peuples. Puisque bien que les Akhal’Khei ne soient pas traités comme du simple bétail et que, règle générale, ils ne sont pas vendus, parfois, lors de caravanes, on fait cadeau de ces montures à des cavaliers d’autres races, par gage de respect. Très rare sont les personnages de sang non-Kheijan qui pourront dire posséder un Akhal’Khei, puisque dès que les chevaux sentent qu’ils sont traités comme inférieurs ou bien manquent de soins, ils quittent leur maître et retournent vers les sables du désert. C’est pourquoi le Jahal’Khei s’assurera que la personne qui hérite de la monture sera en mesure de la garder avec lui pour la vie. L’Akhal’Khei qui quitte son maître n’acceptera plus de se faire monter. Et les Kheijans craignent que si ils manquent de soins, ils ne partent comme ils sont venus.

Ce respect envers les Akhal’Khei découle également des croyances des hommes du désert au sujet des origines de ces chevaux. Puisqu’ils leur ont été offerts par le Roi tout puissant lui-même, ils sont souvent considérés comme ses fils. On dit même que le Roi, pour être plus près de son peuple, apparaît parfois sous la forme d’un de ces chevaux sacrés. Leur pelage de couleur or témoigne de la force que leur a confié le Roi-Soleil.

On dit également que la couleur qu’ils ont dépend du moment de la journée auquel ils sont nés. En effet, la coloration de leurs poils, bien qu’elle soit toujours dorée, varie du jaune de l’aurore à l’orangé crépusculaire. On dit donc que le cheval à la couleur pâle est né à l’aube du jour, que celui de couleur jaune d’or est né lorsque le soleil est à son zénith et que celui à la couleur orangée est né au crépuscule. Et puisque le Roi-Soleil veille sur tous ses destriers, ils ne naissent jamais de nuit.

De vieux récits expliquent aussi que les naissances soient de toujours faites de jour parce qu’un Akhal’Khei est un fils d’Akhal, soit, un Kheijan courageux et valeureux, qui est mort et est renvoyé par le Roi à son bien-aimé désert pour continuer d’aider son peuple. Cela explique aussi pourquoi, lors de la mort d’un Kheijan honorable, on dise « À bientôt mon frère » ou bien « À bientôt ma sœur » plutôt qu’adieu. Et c’est pourquoi les Vizirs voient souvent une jument Akhal’Khei enceinte comme un présage heureux, le retour d’un des leurs.

Une légende raconte que très rarement, lorsqu’une naissance survient pendant une éclipse solaire, l’Akhal’Theke prend la place du Akhal’Khei. Il s’agit d’un cheval à pelage noir, très spécial, qui aura été l’hôte du Roi-Soleil lui-même. Lorsqu’un astre se place devant son regard pour un moment, il descend dans le désert, et apparaît sous forme de cheval pour veiller sur ses sujets. Ce cheval sera comme tous les autres Akhal’Khei pendant un moment, mais ensuite, lorsque l’éclipse s’achève et que le roi reprend sa place dans les cieux, le cheval en perd sa coloration puisque le roi quitte son hôte. On dit de ce cheval à la robe noire de jais qu’il possède une force supérieure et une vie presque infinie, bien qu’il ne soit pas immortel. Seul un Kheijan assez digne pourra posséder ce cheval. Pas nécéssairement un chef ou un dirigeant, mais une personne valeureuse. Ainsi, c’est un très grand honneur de se voir confier un Akhal’Theke.

Tout Kheijan, à la base, est considéré digne de posséder un Akhal’Khei, bien qu’il faille une certaine expérience. Il s’agit également d’un test afin de savoir si le cavalier est en mesure de posséder un vrai destrier. Après que le Jahal’Khei lui le lui ait remis, si le Kheijan ne parvient pas à conserver sa monture en des circonstances régulières, c’est qu’il ne mérite pas d’être un chevaucheur. Et comme les Kheijans sont un peuple de chevaucheurs, il est très mal vu de ne pas être capable de garder un cheval. Les Akhal’Khei sont rares, alors ce ne sont pas tous les Kheijans qui pourront en posséder un sans peine, puisqu’ils sont fiers, ils ne se laisseront pas monter par un débutant ou un enfant, à moins qu’il ne soit un prodige qui démontre une capacité très naturelle à être cavalier et qui partage un fort lien avec l’Akhal’Khei. Quoi qu’il en soit, même si le Jahal’Khei décide à qui elle va, c’est la monture qui choisira son maître, elle le testera pour voir sa manière de réagir, agissant sauvagement, en tentant de le désarçonner ou en lui menant la vie dure, si le maître réagit bien et parvient a la contrôler, elle se laissera faire et deviendra son cheval, son partenaire.