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| Le Minérais Nébulix |
Voilà déjà quelques jours qu’ils étaient dans ce petit campement qu’ils avaient monté près de la base ennemie. La menace démoniaque qui les attaquaient depuis plusieurs années allait bientôt être enfermée à jamais dans un bijou que l’Aurore leur avait donné. Le Soleil et l’Aurore avaient conçu le pendentif afin de garder à jamais enfermé Nek’zaloum un puissant esprit malfaisant qui rêvait de réduire le peuple Nébulix en esclavage.
Il y avait quelques mois, des membres de l’Académie du printemps avaient réussi à obtenir l’endroit exact où se trouvait le maître des ténèbres et ses suppôts. Tout reposait maintenant sur une poignée de jeunes chevaliers des étoiles qui semblaient à première vu aucunement digne de ce genre de mission. Pourtant, l’Aurore les connaissait bien et avait espoir en eux.
Le plus jeune d’entre eux, Monocerox avait la garde du collier. Un pendentif d’une couleur argenté qui semblait dégagé une aura magique très puissante. Les chevaliers n’avaient pas foi en eux mais avaient une confiance aveugle en la réussite de leur mission, leur collier semblait si puissant que le plan ne pouvait échouer.
S'ils échouaient, au moins, l’Aurore, qui avait décidé de les accompagner, saurait les protéger. Étant l’un des premiers chevaliers des étoiles, Crux était redouté de tous à l’épée et ses pouvoirs semblaient inimaginables. Tous savaient qu’il avait le pouvoir de détruire Nek’zaloum au corps à corps si le plan échouait, mais à quel prix ? Le démon était reconnu pour avoir la possibilité d’aspirer l’énergie vitale d’un être vivant et de le rendre faible à jamais et les chevaliers voulaient par tout les moyens possibles éviter cela.
Après quelques jours de repos et de longue soirée de méditation, les chevaliers partirent à l’assaut du refuge de Nek’zaloum. La caverne de l’être chaotique était sombre et une lueur étrange s’en dégageait. Les murs semblaient presque métalliques et le reflet des astres nocturnes se dessinait sur les cristaux violet qui tapissaient les murs. Ils décidèrent d’avancer dans les profondeurs des lieux, mais ils tombèrent rapidement dans un guet-apens. Des bêtes sauvages qui avaient été maudites par Nek’zaloum les attendaient et fondèrent sur eux. La lutte fut rude mais les chevaliers gardèrent le dessus face aux protégés du démon. Monocerox et Crux partirent de leur côté afin de trouver l’esprit du mal. Arrivé devant lui, Monocerox leva le pendentif dans le ciel et tenta de prononcer la prière que le Soleil lui avait demandé de dicter à voix haute pour libérer le pouvoir du bijou et enfermer l’esprit de Nek’zaloum dans celui-ci.
Cependant le démon attaqua Monocerox et, le bousculant, lui fit perdre le pendentif qui chu au sol. Alors qu'il saignait abondamment et pensait n’avoir aucune chance face à lui, Crux, trop loin pour protégé Monocerox ne pouvait visiblement rien faire pour le sauver. Nek’zaloum attaqua une fois de plus le cadet du groupe, mais celui-ci fit une roulade sur le côté gauche. Les griffes de l'être démoniaque laissèrent d’énormes marques dans le sol rocailleux mais alors qu'il tentait de les extraire elles furent retenues. En effet, en donnant ce coup, ses griffes avaient été arrêtées par une pierre de l’étrange minerais qui ornait les murs. L’étrange et résistant métal avait bloqué l’attaque de Nek’zaloum mais Monocerox, aussi surpris que son ennemi n’en profita aucunement pour se sauver. Le monstre infernal releva enfin sa patte et prépara une seconde attaque. Crux eut alors une idée et, ne perdant pas de temps, il lança sa lanterne sur l’enragé afin de lui faire peur mais sa tactique eut un effet qui l’arrangeait bien plus que ce qu’il désirait. La lanterne, en éclatant au sol, fit jaillir des éclats de lumière qui se reflétèrent dans le cristal de la roche, aveuglant un cours moment la créature par une étrange lueur bleutée qui envahi toute la caverne. Monocerox prit cette opportunité et enferma le démon dans l'amulette à tout jamais.
Crux, intrigué par ce métal décida d'en ramener un échantillon à Hildrim afin de l’examiner de plus près. La nouvelle de la découverte d’un nouveau minerai circula rapidement dans la cité, attirant quelques curieux de plusieurs races. Tous avaient été convoqués afin de connaître le nom et les propriétés de ce nouveau métal.
Puis l’un des chevaliers sortis sur le balcon de l’Académie des étoiles et annonça d'une voix forte : « L’Aurore a décidé que le métal se nommerait la Boréale!! », avant de décrire, avec moultes précautions, les diverses caractéristiques de cette roche.
Depuis ce temps, l’exploitation de l’ancien refuge de Nek’zaloum bat son plein. Les Nébulix utilisent régulièrement le métal Boréale à plusieurs fins. On en retrouve particulièrement dans l’Académie des étoiles pour la confection des objets du cultes. Les chevaliers des étoiles aiment également avoir des épées forgées dans le métal violet et certaines rumeurs voudraient que le contact avec les astres se fasse mieux via celle-ci.
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| Nébulix des Abysses |
La population Nébulix est très croyante, de ce fait, tout le monde sait très bien qu'ils furent créés par l'union des cinq Cilias. Cependant, la signification des agissements de Kalos envers les Nebulix reste très mitigée de plusieurs avis différents. Certains disent qu'il a simplement voulu leur nuire, d'autres stipulent qu'il ne savait pas comment participer à leur développement et qu'il a choisit une méthode aisée. L'avis général toutefois reste que Kalos a agit afin de faire comprendre que la vie mérite d'être vécue pleinement, car ils finiront par mourir.
Pour les Nebulix, l'Abysse est une saison très difficile; l'air se fait lourde, la nourriture goûte fade, le ciel est sombre, les arbres sont dénudés et même les gens semblent perdre leur vivacité.
Les Nébulix ont toujours tenté de créer une meilleure ambiance dans les différentes cités à cette partie de l'année. Ils tentent d'organiser des fêtes, des spectacles et toutes sortes d'activités pour que les gens ne dépriment pas.
À une certaine époque, que personne n'arriverait à situer sur une ligne du temps, une poignée de Nébulix de toutes les académies ont tenté de neutraliser la saison des Abysses, à l'aide de leurs connaissances sur les saisons et leur savoir arcanique avancé. Bien entendu, d'autres Nébulix s'y opposèrent, changer les saisons n'est pas une chose simple, et puis, cela débalancerait le cycle normal des choses. Mais le petit groupe s'entêta et continua ses expérimentations.
Près de cinq années passèrent avant qu'ils trouvent une solution possible. Ils entreprirent de créer un mécanisme sous-terre, qui fonctionnerait magiquement. Ils neutraliseraient ainsi la saison des Abysses et prolongeraient la saison précédente. Il s'agissait d'un projet très complexe et qui n'était même pas sûr de fonctionner, mais les quelques Nébulix qui étaient encore du projet ne se laissèrent pas décourager facilement. Par ailleurs, certains Nébulix, septique, gardaient un oeil sur l'expérimentation, craignant le pire.
Après deux ans de travail acharné, il ne restait qu'une dizaine de Nébulix qui travaillaient encore sur le projet puisque c'était trop long et plusieurs se désintéressaient. Toutefois, ils réussirent tout de même à mettre le projet à terme.
Impatients de voir les résultats, ils activèrent le mécanisme avant même d'avoir annoncé la fin des travaux. Cette journée-là, on ressentit un énorme tremblement de terre à travers les landes, ce qui provoqua les Nébulix qui observaient le projet à distance à se précipiter vers l'endroit.
On dit alors que Kalos lui-même serait venu et aurait saboté la machine. Par la suite, il aurait transformé les quelques Nébulix présents en ce qu'ils voulaient tant détruire par mépris; des Nébulix des Abysses. La transformation aurait changé leur corps et les auraient rendus fou sur le coup. Les quelques Nébulix qui étaient venus voir ce qui s'était passé auraient tous étés éliminés, les uns après les autres. Pourtant, un seul survivant resta parmi ce malheureux groupe. Ce dernier aurait réussit à aller prévenir les soldats d'Hildrim et une petite légion de soldat serait alors venue exterminer ces êtres malfaisants.
Cette légende faisait encore son chemin en le peuple Nébulix de nos jours malgré que celle-si se soit pratiquement éteinte durant toutes les années. On raconte cependant que seulement certains Nébulix connaissaient la vérité de cette histoire en les sous-terrains d’Hildrim où un drame Nebulixien s’est produit, il y a maintenant plusieurs décennies. On raconte aussi que de ces être étranges nommés Nébulix des Abysses auraient réussi à survivre, mais personne ne pouvait clarifier cette histoire, car personne ne savait qui détenait la vérité et pourquoi.
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| Le Chant Océanique |
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Un brouillard pesait en cette nuit fraîche du printemps sur le port Nébulix. Les va et vient étaient plus qu'insignifiants contrairement à l’habitude, les Nébulix et visiteurs d’autres peuples étaient pour la plupart à l’auberge du port ou bien à leur demeure.
En cette noirceur accablante et ce silence inhabituel, un unique Nébulix d’Automne était toujours présent sur les quais. Un pêcheur, un Nébulix d’apparence jeune, mais dont les yeux reflétaient une longue vie derrière lui déjà. Il était assis sur un tabouret, au bout d’un quai, sommeillant, sa ligne à l’eau, les ailes vibrant légèrement, faisant ainsi fuir le brouillard étouffant autour de lui.
Puis soudain, un chant vint briser le silence règnant sur le port Nébulix. L’homme leva la tête vivement, scrutant l'obscurité en direction de l’auberge du port mais il s’aperçut rapidement que ce chant féminin, doux et mélodieux venait des fonds océaniques. La créature ailée, interloquée, délaissa sa canne à pêche et s’agenouilla sur les quais, s’approchant des eaux afin de scruter celles-ci de son regard orangé.
La voix se faisait de plus en plus forte, semblant s’approcher de plus en plus du Nébulix. Au départ douce et mélodieuse, elle devenait de plus en plus aigüe et stridente. Faisant grimacer le pêcheur, il plaqua ses mains sur ses oreilles. Après un moment d’atroces douleurs, les cris cessèrent. Retirant ses mains et entrouvrant doucement les yeux, le Nébulix fut stupéfait de ce qui se tenait maintenant devant lui. Une créature féminine à la peau écailleuse turquoise et aux longs cheveux verdâtres était dans l’eau près du rebord du quai et fixait l’homme de ses grands yeux globuleux. Elle semblait inoffensive et le Nébulix s'en approcha, chose qu’il n’aurait jamais du faire. La créature mi-femme, mi-poisson, empoigna l’homme ailé et l’entraîna précipitamment dans les fonds marins, ne lui laissant guère le temps de pousser quelques cris.
Aucun Nébulix ne revit jamais le pêcheur et personne ne comprit ce qui avait pu lui arriver, mais une rumeur se promène en Hildrim, qui dit que de tels événements se produisent tous les 5 cycles à la même date depuis la construction du port Nébulix, ce qui explique le silence inhabituel qui règne à cette date sur les quais.
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| Mes ailes |
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Je vais vous raconter une histoire. Sans me nommer, par peur d’être traiter de menteur. Cette histoire est importante pour nous, les Nébulix. Elle est importante en ce sens qu’elle correspond à nos origines les plus profondes. J’ai été témoin de cette histoire, de ces péripéties et je regrette encore de ne pas avoir ouvert les yeux plus tôt.
Alors c’est avec un espoir de rédemption face aux Étoiles, aux Astres et au Firmament que je transcris ce récit de l’oral à l’écrit. Il me fut donné le privilège de côtoyer le nébulix dont je vais vous parler. Mais malheureusement, je fus trop occupé à d’autre chose pour profiter de sa présence, comme tous les autres. Depuis, il y a deux milles trois cent cinquante quatre années qui ont passées. L’eau à érodée les berges du lac, mes animaux de compagnie sont passés dans ma vie par centaine; chiens, chats, rats, perroquets et autres animaux de ce genre. Par contre, une seule chose n’a pas changé fondamentalement : Hildrim.
C’est dans la Cité-Étoile que commence son histoire. Dans ce temps là, les Nébulix n’étaient pas ce qu’ils sont maintenant, autant du côté du caractère que du côté physique. Nous étions des fêtards invétérés, trouvant toutes sortes de prétexte pour faire la fête, pour boire de l’alcool et s’empiffrer comme des porcs. Après tout, nous étions les enfants des Cillias et des Étoiles, nous n’avions pas d’égaux en ce bas monde et nous en étions pleinement conscients. Nous avions découvert l’utilisation du bronze, de la boréale et du fer bien avant que les Daelwënas ne sachent manier l’arc assez habillement pour chasser le cerf.
Nous écrivions dans des livres avec des plumes et de l’encre bien avant que les Narsillions ne commencent à faire la guerre. Nous chevauchions des bêtes bien avant que le village de Citria ne possède la première pierre de fondation de son premier château. Nous avions la belle vie et en profitions. Des orgies journalières de pommes et de tartes et de rhum et de bières. Nous fêtions la nuit? Nous dormions le jour et vice-versa. Parfois la fête durait tellement longtemps, que nous dormions pendant une saison complète. C’était la décadence. En fait, j’ai inventé ce mot : «décadence». C’est qu’un jour, lors de la fête du printemps, un estival à lancé un concours. Le but étant de danser le plus longtemps possible, l’un des participant dansa jusqu’à l’épuisement et finalement la mort.
Il avait dansé pendant dix jours et dix nuits consécutives. D’où le mot décadence qui signifie quelque chose qui pourrit ou qui avilit avec le temps. Enfin, de retour à mon histoire. Pendant que nous faisions des concours de qui avait la plus grande tresse de barbe ou celui qui pouvait tirer le plus de bœufs avec des anneaux fixées sur ses omoplates, car nous n’avions pas d’ailes dans ce temps-là, un de nos frère, lui, restait calme. Lorsqu’il est né, j’étais là. Ses parents étaient de bons nébix à moi et sa mère était une de mes ancienne partenaire…de danse. Dès qu’il est sorti du ventre de sa mère, nous savions qu’il avait quelque chose de spécial.
Il était vivant mais ne pleurait jamais. Dès le début, son regard était tel celui d’un vieux sage, empli de calme et posé. Lorsqu’il grandit, il était toujours bien en avance sur les jeunes nébulix de son âge. Il apprit à manipuler l’arcane à l’âge de six ans; il créait déjà des boules de feu de la grandeur d’un livre à cet âge. Il chevaucha à l’âge de dix ans, sur les mains. Il a écrit son premier livre : « Chirurgie Animale par Manipulation des Arcanes» à douze ans. À seize ans, il avait intégré l’Académie du Printemps, comme il y était prédestiné de par sa saison de naissance. C’était un brillant élève, certes, un brillant diplomate tout autant. Mais quelque chose en lui le prédestinait à des desseins plus grands, nous le savions tous.
C’était quelques années après qu’il eut intégré le poste de diplomate à part entière que nous avions réellement remarqué que son comportement ne s’apparentait pas vraiment au notre. À vingt ans, il n’avait jamais…dansé, il n’était jamais présent lors des fêtes du Printemps, il n’avait jamais goûté aux plaisirs de l’alcool et des opiacés de sa vie entière. C’était un trait qui était très, très bizarre pour un nébulix de son âge. Il préférait plutôt passer son temps à la bibliothèque à lire livres, par-dessus livres. Je passais le visiter de temps en temps, voir ce qu’il faisait.
Il avait toujours cette apparence de négligence : les cheveux longs, les traits tirés, les dents jaunes et une odeur forte qui lui entourait le corps. J’étais celui qui lui rappelait que parfois, il était bon de passer aux thermes et il le faisait. Je crois qu’il passait des cycles entiers à ne pas dormir et à ne pas se laver, par oublie je crois, trop absorbé dans ses livres ou ses écritures. Je m’en rappel comme si c’était hier. Le ciel était clair et nous pouvions discuter clairement avec les Étoiles. L’Astre Nocturne avait pleinement tourné son visage vers nous cette nuit là et la fête du Printemps battait son plein. Les fûts de bières nébulix était déjà vides lorsqu’on le vit se précipiter en courant vers la bibliothèque, draper d’une immense cape.
Entendons-nous sur une chose, c’était un des seuls nébulix qui était encore habillé à cette heure avancée dans la fête. Ce fut ainsi encore quelques nuits durant tout le festival. Un soir où j’ai été le voir, il était assit sur une chaise, entouré d’une forteresse constituée de murs de livres. Il ma violemment repoussé, prétextant que je ne faisais que le déranger dans ses études. Je m’entêtai par contre à revenir plusieurs fois par après mais en restant dans l’ombre, silencieux, épiant ses faits et gestes. Il semblait être en proie à de terribles céphalées. Parfois, il en perdait même connaissance et je faisais venir le soigneur pour le transporter.
Il pouvait rester dans le coma pendant trois ou quatre jours. Ce fut ainsi pendant une année. L’on finit par le surnommé L’Hermite Bougon parce qu’il puait et souhaitait rester seul, tout le temps. L’on le revoyait quelques fois à la taverne du Printemps où il venait brièvement se restaurer, reprendre des forces. Il étudiait vraiment jusqu’à l’épuisement et le soigneur ne lui donnait plus longtemps à vivre tellement il avait l’air en piteux état. Ses yeux injectés de sang et ses oreilles desquelles coulaient des traces sanguines et sa pilosité exagérée lui rendait l’apparence d’une bête sauvage. Nous l’avions pratiquement oublié, laissé à son sort lorsqu’il refit surface, exactement une année plus tard, pendant l’apogée de la fête du Printemps.
Le Roi allait faire son allocution lorsqu’il grimpa sur la même scène et interrompit la fête. Il fut accueillit par des regards rageurs et quelques secondes de huées qui aurait parues éternelles à n’importe qui en étant la victime. Il leva lentement les mains au ciel, implorant pour le silence dans l’assemblée. Il s’adressa à nous d’une voix calme. Plusieurs étaient médusés par cette voix si mélodieuse, si claire malgré l’apparence négligée de ce nébulix. En résumé, il nous dit qu’il avait parlé avec les Astres et les Étoiles, qu’il conversait avec eux plusieurs fois par jour même. Plusieurs crièrent au blasphème et le provoquèrent en lui demandant des preuves, ce qui était quand même très légitime à la vue de ce genre de paroles qui pouvaient être qualifiées d’hérétique venant d’un printannier.
Lentement, il tourna le dos à l’assemblé qui commençait à se moquer de lui. D’un geste aussi calculé, il commençait à retirer la toge qui recouvrait son corps, révélant ses jambes et son postérieur nu. Puis, à l’aurée de ses hanche pointait un structure anatomique inconnue au nébulix jusqu’à maintenant. Plusieurs, dont moi, crurent à des feuilles de papier parchemin finement ficeler après la robe ou même à des ailes de mouches. Mais c’est lorsqu’il eut terminé de retirer ses habits que la foule tomba littéralement à la renverse dans un grand soupir d’incrédulité. Sur son dos siégeaient désormais une paire d’ailes fines et délicates, couvrant des omoplates jusqu’aux hanches, quasiment transparentes et inscrites d’innombrables petits symboles. Plusieurs se demandèrent ce qu’il était advenu de ce nébulix. Il s’adressa rapidement à la foule désormais béate devant lui :
«Mes frères, mes sœurs! Je vous l’ai dit, je discute constamment avec les Astres et les Étoiles. Il fut un évènement où je fus si près de la mort que Morphée, la grande Étoile des rêves, m’accueilli en son royaume céleste. J’ai eu l’insigne honneur de voir son visage et d’écouter ses douces paroles. Nous discutâmes pendant une éternité ou deux. Puis elle me révéla que mon organe crânien avait croulé sous la pression de tant de savoir accumulé, qu’il avait implosé en quelques sortes. C’était la cause de ma mort qui m’était révélé. C’est à ma plus grande surpris qu’elle m’offrit une mission et un présent. Elle me dit qu’elle avait vu vos agissements et votre frivolité. Qu’elle n’appréciait pas qu’un cadeau d’éternité fut donné à des tels fêtards inconséquents tels que vous, frères et sœurs. Alors elle me confia le devoir d’être votre mémoire, votre conscience.
Morphée la Superbe m’a demandé de la représenter, elle et les Astres, sur notre belle terre en créant une cinquième Académie, celle des Étoiles, chargée de rester en contact avec ces dernières et de servir d’interprète entre elles et nous. Aussi, en guise de présent elle me donna l’infinie capacité de conserver ce que j’apprenais dans de magnifiques appendices ressemblant à des ailes; symbole du contrat qu’elle passa avec moi. Il fut aussi dit que tout ceux qui désirerait entreprendre ce long chemin, aurait droit à ce présent. Mes frères, mes sœurs, vous qui vous targuez d’être joyeux et plein de vie, regardez comme je suis beau et vous vaniteux. Mes frères, mes sœurs, vous qui vous vantez d’être de fabuleux organisateurs et fêtards ingénieux, regardez comme je porte le savoir du monde sur mes épaules. Jamais vous ne comprendrez votre but, le but des Nébulix si vous restez à un stade si primitif de notre nature. »
Le reste des ses paroles furent perdues. Mais, maintenant, près de deux millénaire après cet évènement, tous ou presque ont reçu la Bénédiction des Étoiles. Tous ont désiré s’élever à leur manière. J’aime mes ailes.
Auteur : Litix Damescilus
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