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Teilia - Serveur Ultima Online Francophone
| Brève Description |
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Les Daelwenas sont souvent considérés comme un peuple neutre face aux conflits qui troublent les landes. Pourtant, ils sont les premiers à agir lorsqu’il s’agit d’un bouleversement à ce qu’ils nomment le « Cycle de la vie ». Ils sont dévoués à ce principe et cherchent sans cesse à promouvoir la vie sans pour autant déjouer la mort lorsque celle-ci est naturelle. D'une sagesse impressionnante, ils sont généralement calmes et patients. Leur adoration pour Aeltisis est la même qu'un enfant pourrait porter à sa propre mère.
Fervants admirateurs de l'art délicat et travaillé, ils démontrent un perfectionnisme excessif dans l'accomplissement de leurs oeuvres. La beauté se doit d'être soulignée sous tous ses angles. Leurs sens raffinés ne les trompent que très rarement.
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| Description Générale |
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Prologue
C'était un matin froid et le Soleil peinait à se lever. J'étais sur la terasse de l'auberge de Tyrimar et je tentais de chasser le sommeil encore pesant sur mes paupière. En d'autres mots, la journée semblait être des plus banales. Puis, après avoir sirotté une gorgée de mon thé à la menthe, j'aperçu au loin une mystérieuse cohorte.
Dans le reflet des gouttes de rosée recouvrant le sol, les premières lueurs du Soleil éclairaient douze silhouettes encapuchonnées. S'avançant d'un pas lent mais décidé, celles-ci entonnaient un chant qui ressemblait davantage à un murmure qu'à une clâmeur. C'est à ce moment que Pierre, l'aubergiste, vînt me rejoindre et m'informa de la situation : "Des Daelwenas...parfois, ils quittent ensemble leurs forêts sacrées afin d'aller éradiquer le mal qui rôde au Nord de ces terres...". Observant leur solonnel cortège guerrier, je ne pouvais m'empêcher d'éprouver un vague sentiment d'admiration... (Hector De La Lance, forgeron de Tyrimar)
Histoire
Très cher public avide d’histoire,
Laissez-moi, en cette douce soirée estivale, vous raconter un voyage unique. Une épopée personnelle dans l'un des endroits les plus voilés de notre monde. Je parle d’un endroit encore plus loin que la belle Citria ou d’Hildrim la Magnifique. Un lieu loin de tout. Peut-être l’avez-vous déjà aperçu : une forêt plus dense que l’ordinaire, où le Soleil offre ses rayons par petites caresses chaleureuses pendant que les arbres murmurent quelques paroles étranges sous la berceuse des vents parfumés. Un endroit enveloppé d’une aura douce et particulière qui fait frémir les sens, comme si la vie y émane de chaque plante et de chaque bête qu’on y entrevoit.
En ces lieux pénétra l’inconscient voyageur que je suis. Frôlant de mes veilles bottes le sol verdoyant de cette forêt sacrée afin de sentir cette sourde pulsation de vie qui émane de chaque chose, je découvris dans mon intrépidité une vérité sur une peuplade encore inconnue de la plupart d’entre-nous. Certains d’entre vous reconnaîtrez le nom que je m’apprête à prononcer : Daëlwena, peuple étrange à la peau aussi verdâtre qu’un sauvage Gorlak, mais d’une beauté exotique qui éveillerait le désir de plus d’une personne en mal d’inconnu. L’on m’a affirmé que quelques-uns des leurs vivaient maintenant en Hildrim ou ailleurs mais ceux-ci doivent se faire rares et discrets puisque je n’en avais encore jamais croisé. La protection de leur forêt enchantée semble passer avant bien d’autres devoirs et ils s’y appliquent, aidés par de nombreux Nalkiris, avec un soucis peu égalé. Je vis de mes yeux leur adresse à se mouvoir aussi vite que le vent entre les arbres, vêtus des tons de la saison : ils s’y fondaient à un tel point qu’on les croyait parfois invisibles.
Je fus donc surpris par ces gardiens sylvestres et emprisonné pour mon inconscience. Quoi qu’il en soit, je fus enfermé dans un étrange appartement d’où je ne pouvais sortir. La froide politesse de mes gardiens, mélangée à leurs airs fiers, calmes et posés, me donnait l’impression d’être entouré de véritables protecteurs de temple. J’avais l’étrange impression que leur désir de protéger cette forêt dépassait la simple logique de garder son territoire : il y avait quelque chose de religieux dans leur manière d’être. Je crois n’avoir vraiment compris que quand cette femme aux cheveux d’un blanc immaculé, ayant des airs de jeune femme, mais ayant vécu six fois plus longtemps que mon humble personne, vînt devant la porte de ma confortable cellule. Véritable Soleil dans mon emprisonnement, elle vînt presque chaque lune vers moi de sa voix mélodieuse. Avec elle, j’appris les fondements de leur religion, de leurs visions et de leurs valeurs. Elle me porta une attention qui me surprit de par mon statut de profanateur, comme si elle voyait en moi un enfant à guider. En sa compagnie, je découvris un peuple à deux visages : douceur et ardeur, calme et passion, ténacité et patience. Chaque Daëlwena que je vis semblait différent de par sa nature, mais identique de par ses valeurs. J’ai vu des Daëlwenas au regard passionné me regarder d’un air quasi insulté, mais aussi d'autres avec une profonde pitié pour mon ignorance. Jusqu’au jour où je me réveillai au milieu d’une plaine. Je ne pourrai jamais dire si j’ai rêvé cette histoire. Cependant, je peux affirmer que cette forêt existe vraiment, car mes pas m’ont reconduit à sa bordure sans que je n'aie le courage d’y mettre de nouveau les pieds.
Cycle continuel depuis leur création, la grande histoire des Daelwenas se résume aux quelques mots précédents. Je fus l'un des heureux qui expérimenta cette grande histoire, mais je ne serai surement pas le dernier.
Moeurs
Race à deux visages, les Daelwenas sont connus pour leur manière de voir le monde et la place qu’ils occupent dans celui-ci. Enfants nés d’Aeltisis et de Narshoul, les Daelwenas présentent bien souvent la dualité propre au caractère profond de ces deux Cilias. Malgré tout, ils ont aujourd'hui délaissé l'héritage vicieux de leur père afin de se tourner intégralement vers mère nature. Connus pour leur sagesse, ils restent néanmoins de grands passionnés. Attentifs, ils n’avancent que rarement vers un geste stupide, ce qui rend leur processus décisionnel lent, fastidieux et méthodique. Uni dans ses valeurs, ce peuple a à cœur l’intérêt du plus grand bien commun. Ainsi, jamais un Daëlwena n’insultera directement un frère ou une sœur, préférant partir pour chercher le calme dans une méditation personnelle ou une activité sereine. Jamais ils ne lèveront la main sur l'un des leurs sans être animés d’une sérieuse folie, ou que le frère en question ne soit dans une situation trahissant les valeurs premières des Daëlwenas.
Chaque Daëlwena reste malgré tout unique, car chacun progresse à un rythme différent sur le chemin de la vie (cette même vie leur permettant de mourir à des âges de plusieurs siècles, voire de plus millénaires). Il n’est pas rare de voir un Daëlwena en épauler un autre pour l’aider à surmonter les épreuves et les obstacles de la vie quotidienne. Sensible à la vie elle-même et à la nature qui la compose, ils peuvent dépenser une énergie déconcertante à la préservation de ce qu’ils jugent être la plus belle œuvre jamais crée par leur Mère. Jamais ils n’abusent des bienfaits de la Nature par respect pour sa conception, n'exploitant que ce qu’ils ont besoin. Telle une grande ruche, chaque Daëlwena cherche à remplir un rôle dans l'existence afin de faire perdurer l'oeuvre du Natiris et d'aider à la sauvegarde de l’avenir de sa communauté.
Le Cycle de la Vie
La compréhension de la philosophie fondamentale des Daelwenas -Le cycle de la vie- est très complexe et nuancées. Afin de saisir ne serait-ce qu'intuitivement cette conception, voyons trois témoignages recueillis au sein de la Woiale.
Le Cycle personnel
« La vie est un cadeau. C’est un joyau qu’il faut polir à toute heure. Les individus poussent comme les fleurs, à force d’eau et de soleil. Ils bourgeonnent, fleurissent, se fanent puis retournent à la terre. Mais contrairement à la fleur, l’homme a une âme, une pensée. L’intellect nous permet de mieux apprécier le Cycle, de pouvoir le contempler dans toute sa complexité. Notre propre cycle, maillon d’une chaine infinie, s’observe en trois phases spécifiques : la naissance, l’évolution et la mort.
Il y a d’abord la naissance. Un être naissant d'un amour échangé d'une maternel à un paternel. Les croyances divergent en ce qui attrait à l'engendrement de cette vie. Car wis nous ne somment pas les seuls appartenant à ce cycle spécifique. Toutes les créatures douées d’intelligence en font également partie. Ainsi donc, les avis sont partagés selon les croyances de la naissance. Certains peuples prétendent que le début du cycle est attribué intégralement et totalement à Aeltisis. D’autres affirment que l’âme est un cadeau par leur Cilias respectif. Finalement, quelques experts des arcanes prétendent que les Cilias tirent ce pouvoir d’ailleurs. De tout temps des débats ont lieux et on ne s’accorde toujours pas sur les origines spécifiques de la vie.
Le deuxième tournant du Cycle individuel est l'évolution. Vivre pleinement en respectant ce dont nous avons été graciés à la naissance. Évoluer sans relâche, être amené à l'épanouissement de l'individu. Constamment être porté vers l'amélioration de notre corps et de notre esprit. Cet entrainement constant commence au plus jeune âge : l’enfant doit s’amuser et mordre dans la vie pour pleinement grandir. Avec le temps, il s’assagit et mûrit. S’il s’y applique avec sérieux, son existence deviendra inestimable puisqu’il pourra influer efficacement sur ce qui l’entoure.
Le troisième et dernier tournant est l'arrêt du parcours, la mort. Beaucoup perçoivent le trépas comme un mal et une douleur sans limite. Il faut savoir qu'elle fait totalement partie du cycle et qu'il devrait y avoir réjouissance plutôt que tristesse dans le cœur des proches du trépassé. Se réjouir de nos défunts compagnons qui s'élèvent vers le Natiris, ayant finalement atteint leur plénitude. Cet accès au royaume de Mère et de ses Gardiens est un privilège qu’il faut glorifier alors que leur souvenir perdure parmi nous.»
Texte de Faestyïl
La Mort
« Vie engendrer mort. Mort engendrer vie. Tout être valse entre deux. Plante qui faner nourrir sol qui voir pousser elle. Permettre adelors à autre graine de germer dans sol plus riche. Pour animaux, ça pareil. Loup manger lièvre. Petit lièvre il mourir pour que loup mieux vivre. Être don de soi, ultime ça cri de fils… yag sacrifice comme tu dire. Il falloir vanter ça autant que exploits de bras à je! On être dans grosse chaine qui jamais finir et qui très belle par équidelibre. Jamais être honte de prendre vie si ça utile à on mais devoir toujours tout en tirer et dire mahar car eux font grandir on.
Témoignage de Lotgar
Discours d'O.
Il faut craindre l’abomination manigancée par Kalos, la factice renaissance. Cet outrage au principe du Cycle est immonde et ne doit pas être toléré. Les êtres se relèvent corrompus, leur âme souillée par ce retour surnaturel. Ces horribles créatures qu’on nomme alors « Hors-Cycle » témoignent de la perfidie de leur divin père. Leur existence est vouée à l'extermination; il est important de corriger le plus possible cette anomalie de la nature. Les rumeurs comme quoi ces immondices soient éternels s’avèrent fausses. Tel que se veut le principe fondamental du Cycle naturel : tout commencement a une fin. Rien n'est éternel. Et ce, même pour la plus grossière abomination. »
Vanda d'Ilidelwis. Année du lièvre
Épilogue
Êtres millénaires, sages et solonnels, les Daelwenas forment l'une des races qui, encore aujourd'hui, se mêle le moins aux autres peuples teiliens. Même si plusieurs étrangers ayant prouvé leur valeur envers la nature sont désormais habitants de la Forêt Éternelle, les Daelwenas qui quittent leur domaine ancestral sont beaucoup plus rares. Lorsqu'ils le font, c'est avant tout dans un but de protection du cycle naturel. C'est ainsi que, encore de nos jours, la race daelwenae conserve son titre de mystère fabuleux.
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| Description Physique |
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Généralement élancés, ces êtres aux traits doux et harmonieux se déplacent avec une grâce tout-à-fait naturelle. Soignés, ils portent une attention particulière à leur apparence qu’ils n’hésitent cependant pas un seul instant à sacrifier en cas de nécessité. Connus pour leur sensibilité déconcertante les Daëlwenas possèdent une ouïe et un odorat particulièrement développés, dû à leur nez fin et à leurs grandes oreilles pointues. Leur apparente jeunesse perdure pendant plus de cinq ou six siècles, après quoi, de subtiles rides viennent souligner la maturité de ces aînés.
En plus leurs sens aiguisés, les Daëlwenas possèdent des yeux qui révèlent la personnalité profonde des individus. D’une gamme de couleurs aussi diversifiée que celle de la couleur de leurs cheveux, leur regard est un miroir de leur âge réel et de leur sagesse. Peuple de la nature, les Daëlwenas ont une peau aux teintes s’apparentant à celles des végétaux. Peuple subtil, il porte souvent des vêtements qui s’harmonisent avec la saison actuelle afin de se fondre davantage dans son environnement.
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| Coutumes |
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Religion
Ayant depuis longtemps délaissé la voie de leur père Narshoul, les Daelwenas suivent aujourd'hui les enseignements de la Cilias créatrice, Aeltisis. Respectant avec un soin incomparable l'oeuvre de cette dernière, le peuple sylvestre a fait de son existence entière un hommage à la gloire d'Aeltisis. Pour les membres de cette race, chaque arbre, fleur, plante ou créature vivante est en lui-même la représentation la plus parfaite de la tout-puissance de la Cilias naturelle. La foi daelwenae sera donc hautement empreinte de cette vision frugale de l'existence. Pour ceux-ci, nulle prière n'est plus belle que celle qui est faite lorsque l'on empêche un bûcheron avide d'abattre un arbre, nulle messe n'est plus parfaite que celle survenant à la moisson lorsque les fruits de la nature sont cueillis avec dévotion. Ainsi, bien que les pratiques religieuses soient présentes dans les communautés daelwenas, l'activité quotidienne spiritualisée prend souvent le pas sur celle-ci.
De plus, depuis que les Cilias se sont retirés de leurs plans divins, les Daelwenas ont su tenir en respect les nouvelles Entités du Natiris. Vénérant déjà avant le chute des Cilias les quatre Seigneurs élémentaires, Sylphonios et Han'Alleryah se sont ajoutés à leur culte. Jusqu'à présent, nulle Entité du Natiris n'a été exclue du panthéon daelwena.
Célébrations
Les Daelwenas adorent les différentes formes d'expression artistique, que ce soit les arts dramatiques, oratoires, musicaux, vocaux et littéraires, le théâtre, la sculpture, l’art de la guerre, de la sagesse ou même la peinture. D'un perfectionnisme grandement lié à leur espérance de vie quasi-infinie, ils s'appliquent à outrance dans tous ce qu'ils font. Appréciant les diverses formes de festivités, ils méprisent toutefois les événements de débauche ne sachant, selon eux, remercier avec respect les dons d'Aeltisis. C'est ainsi qu'ils mettront un point d'honneur à l'organisation de célébrations à haute teneur artistique au cours desquelles chaque moment, chaque parole et chaque geste prend un sens profond et philosophique. Loin d'enlever tout plaisir à l'événement, cet approfondissement de la fête leur permet de mêler spiritualité et savoir-vivre (voir les Annexes pour plus de détails).
Voici les fêtes principales que les Daelwenas peuvent célébrer en divers temps de l'année :
- La fête des Moissons : Habituellement à l'automne après que les dernières grandes récoltes sylvestres aient été faites. À cette occasion, des sacrifices en fleurs, fruits et légumes sont offerts à Aeltisis et au Natiris en général afin de les remercier de leurs dons essentiels.
- La fête de la Gelée : Lorsqu'arrivent les temps froids, certains Daelwenas se préparent à la fête de la Gelée. Dans la Forêt Éternelle et un peu partout dans les sanctuaires naturels de Teilia, des brasiers et des feux sont allumés afin d'accueillir avec sérénité la première gelée. Le matin où celle-ci survient, les Daelwenas se recueillent pendant plusieurs minutes sur les feux préalablement allumés afin d'accepter la fin de l'année en cours.
- La fête du Dégel : Pendant plus positif de la fête de la Gelée, les festivités du Dégel visent à accueillir avec joie et gratitude la fin de la période froide et le retour des saisons d'abondance. À cette occasion, un arbre béni est symboliquement planté au coeur de la Forêt Éternelle. Ce dernier représente l'année qui débute et son déroulement futur.
- La fête de l'Amour : Grande masquarade daelwenae, la fête de l'Amour représente un moment de repos et de célébrations pures pour la race sylvestre. Se déroulant au solstice d'été, là où le Soleil se fait le plus puissant, cette fête est en réalité une journée complète de danse, de chants, de fréquentations volages et, coeur de l'événement, de déguisements. C'est le moment parfait pour les Daelwenas timides et introvertis de présenter aux êtres chers leurs sentiments.
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| Les Valeurs |
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Haine du fer
« Owel, je te prie, pourrais-tu retirer ton armure quand nous sommes en sécurité? Tu sais, cet élément créé par Kardin est l'outil qui a servi à détruire tant de créations de notre Mère. Il me répugne de savoir qu'un objet aussi froid, insensible et qui n'a jamais connu l'étincelle de la vie puisse te protéger. J'ai depuis longtemps renoncé à celui-ci : à quoi nous sert-il, si ce n'est qu’à ralentir notre grâce et notre célérité. La pierre, les os et le cuir sont des dons d'Aeltisis, nous devons les utiliser et combattre cette idéologie meurtrière que trainent les métaux tout au long de leur histoire. »
« ... »
« Was, il ne faut pas juger ainsi nos owels de la Nehta, s’ils portent le fer et autres métaux, ce n'est pas pour renier notre Mère. Voyons-le comme un sacrifice : ils supportent cet affront pour nous protéger. Pour cela, offre-leur tes vœux et accepte leur dévouement. »
Sahorë Leïta – Ermite
Protecteur de la nature
Prière silencieuse
« Mère Aeltisis, tael pour toutes ces merveilles que tu as créées; d'entre-elles, Ilidelwis, le sanctuaire de tes enfants chéris. Il est pour moi comme ton cœur et c'est en ce dernier que je trouve ma voie. Au sanctuaire j'offre ma vie et mon âme pour sa protection, sa quiétude. Je t'offre, Mère, tout ce que je puis te donner pour que jamais aucun mal ne pénètre dans ton cœur ou dans le nôtre. Que ce coeur permette ensuite à toute ton oeuvre de perdurer et de nourir tes enfants.»
Dewltunior Capricar – Oelran du peuple
Méfiance
« Fait attention owel... ne fais pas confiance si facilement. Wis, wis, je le sais très bien, c'est un Hastane, un peuple teldilim, mais j'ai appris que nous devons juger les êtres pour ce qu'ils sont et was pour leur peuple. Ce n'est pas le nom qui détermine la nature d'un être, mais ses actes et sa personnalité. Rappelle-toi toujours de ces Nalkiris qui sont devenus fous à cause de l'influence hors-cycle. Apprends à connaître un teldilim avant de lui dire quoi que ce soit sur nous ou sur toi. Oh... pense à demander l'avis de la famille avant de lui dire quelque chose de personnel au peuple, tu ne voudrais pas qu'on puisse nous faire de tord, n'est-ce pas? »
Milawinia Dewai - Siril du peuple
Radical
« Les dons de Mère ne sont pas un vain cadeau, il est de notre devoir le plus important d'en assurer la protection. Was, nous ne sommes pas des barbares, mais la paix n'est pas un langage que comprennent tous les peuples, mon teldilim. Je vais te raconter une histoire qui montre qu'il n'y a jamais qu'un seul choix, écoute bien. »
« Dans un village fortifié, un paladin et un chevalier montaient la garde. Une nuit, une jeune femme arriva au village, affligée d'une contagieuse et mortelle maladie. Le paladin lui dit d'entrer et lui assura qu'il trouverait un remède pour la sauver.
Le chevalier lui, s'opposa à cette décision, il désirait protéger les habitants du village de cette maladie. Qui des deux avait raison? Peut-on vraiment juger la décision de l'un ou de l'autre? »
Nelthys Solael - Ex Vanda de la Nehta
Familial
« Tu sais, il ne sert à rien de t'apitoyer sur toi-même, tu es mon owel et ça, rien ne le changera. Tu dis être inutile, mais sais-tu que dans notre famille, tout a son rôle. Si tu n'es pas le vaillant grand owel ou bien le plus sage, tu partages une place privilégiée dans mon cœur. Le monde est grand, plein de dangers nous attendent et entourent notre forêt, mais il existe une chose qui ne se brisera jamais, ni par tes paroles de désespoir, ni par quelque moyen que prendront nos ennemis. Ce dont je te parle, c'est nous, la famille. Alors va, mon owel, prend un moment pour réfléchir seul, mais sois sûr que tu trouveras toujours conseil et réconfort chez les tiens. »
Sylianas Yalunes - Daëlwena
Sagesse
« Ma chère famille, je me prononce devant vous tous, aujourd'hui, pour vous rappeler quelque chose d'important. Suite à une décision hâtive de ma part, j'ai médité et je tiens à vous transmettre le savoir qui vous empêchera de répéter mon erreur. Rappelez-vous, en cette vie, Mère nous a offert la longévité du chêne, c'est pourquoi, comme lui, nous devons apprendre la sagesse et la patience. Nous sommes la plus ancienne des peuplades de ces landes et cela nous a offert de nombreux secrets, de nombreuses connaissances inestimables. C'est en mémoire et par respect de ces choses que nous devons observer la tradition et continuer dans ce chemin d'érudition. Un vieil owel m'a dit un jour : ’La voie du passé t'ouvrira les yeux sur demain.’ »
Detelwis Olitawel - Ancien Oelran du peuple Daëlwena
Mystique
« Ferme les yeux awel. Peux-tu sentir cette énergie qui coule dans ton corps, suivant le rythme des battements de ton cœur. Cette chaude force qui anime ton corps, sache qu'on la trouve dans l'air que tu respires, dans la lumière qui nous nourrit et dans la mer que nous contemplons. La terre sous nos pieds n'est pas un simple sol, elle est vivante et nous garde à ses côtés. La vie, ma douce, entoure le monde telle une force invisible. Laisse-moi t’apprendre à ouvrir les yeux, laisse ton cœur la comprendre. »
Édèle Fiodë - Sanyë du Sanwë
Respect de la vie
« Respecter la vie, ce n'est pas seulement d'éviter d'y mettre un terme, awel. Faire honneur à celle-ci, c'est savourer chaque moment qui l'enveloppe, la crée, la transforme. Apprécie le battement d'ailes d'un papillon, savoure la caresse de l'être aimé sur ton visage. Aimer la vie, c'est prendre le temps de vivre pleinement chaque seconde, chaque minute, chacun des instants et d'en faire son trésor. La vie est la plus belle œuvre en ces landes, notre rôle n’est was seulement de la protéger : il est impératif de la chérir et d'y goûter. »
Elvarielle Del'Anirë - Vanda de la Nehta
Art et finesse
L'art de la poésie est le symbole même de notre amour pour la vie. La finesse des mots choisis fait preuve des sentiments que nous évoquons avec passion. Voici quelques mots sélectionnés en cette occasion :
« Tant de beautés et si peu de mots
L'art est ma voix, j'ose la choisir
Poèmes et chants, naissant des cours d'eau
Danses et rythmes, vibrant de désir
Ton amour, par le vent, ma muse
Je m'éprends de ta grâce, de ta finesse
Jouant un air de gaieté, je ruse
Attirant ta beauté, mielleuse caresse
En cette douce nuit j'ai la fièvre
Brûlant par le feu de ton cœur
Cherchant le contact de tes lèvres
Unissant nos âmes en chœur »
Fenrir Nénharma - Barde d'Aeltisis
Traditionnel
Il est ardu, voire souvent impossible de changer les coutumes ancestrales qui nous sont transmises. Nous ressentons une profonde sécurité dans notre façon d'être, dans les vieilles traditions de nos pères et dans les croyances qui y sont liées. Nous sommes profondément enracinés dans nos façons de faire, obstinés même, mais pourquoi changer alors que nous vivons ainsi depuis la nuit des temps sans problèmes ? Il est possible de changer, mais cela prendra beaucoup de temps et l'accord des anciens qui observent minutieusement les moindres transformations d'un oeil réprobateur. La pire chose qui nous est arrivée et qui aura corrompu certain d'entre les plus jeunes est l'apparition des coutumes nouvelles provenant des cultures païennes non daëlwenaes telles, par exemple, les pièces de monnaie. Que mère nous pardonne cet affront.
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| Exemples de noms |
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Prénoms masculins :
Arnanórë, Ambarónë, Fëalókë, Lómelindë, Naltariel, Pelendur, Ròvïn, Tarannon, Wirilómë, etc.
Prénoms féminins :
Aimenel, Airelinna, Daaliän, Fionwë, Lalwendë, Nellë, Phÿlionnë, Raënïssa,, Valië, etc.
Nous voyons généralement des noms sonnant doux à l'oreille. Souvent, il y aura plus que deux voyelles. Les lettres E,U,A,W,H,I, sont d'une grande importance.
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| Langage |
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Le peuple daëlwena n’a pas toujours possédé le langage commun qu’ils utilisent de nos jours. Dans les temps anciens, où le peuple était encore plus discret face au reste du monde, il utilisait un langage qui porte maintenant le nom de « langue des anciens ». Enseigné de Daëlwena à Daëlwena, peu de gens en connaissent la teneur et encore moins l’usage.
- Bonjour - Delwis
- Au revoir - Delwas
- Oui - Wis
- Non - Was
- Ami - Teldilim
- Merci - Tael
- Frère - Owel
- Sœur - Awel
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