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La Mort en Kar
Par le passé, les rares habitants non-Kardars vivant à Kar étaient enterrés dans leur ville d’origine, selon les coutumes de cette même ville. Cependant, au fil du temps, lorsqu’une mentalité d'ouverture raciale devînt réalité, Kar dû adopter aussi une nouvelle vision de la mort. En soi, il n’y a pas de rituel : Kar respecte les origines de tous et chacun et laisse la possibilité à la famille du défunt d’organiser leurs propres funérailles, et ce gratuitement. Effectivement, la ville paiera la cérémonie, la pierre tombale ainsi que le cercueil, puis fournira gratuitement un emplacement où enterrer le corps dans le cimetière de Kar. Par le passé, les morts étaient enterrés dans la Caverne du Dernier Sommeil, lieu aujourd’hui déclaré sacré et appartenant à la faction Cléricale qui y pratique des cérémonies.
L'Ancien Rituel de la Mort
Depuis toujours, les Kardars ont une vision très particulière de la mort et du rituel qui permettrait, selon leurs dires, aux morts de rejoindre leurs ancêtres. Ce rituel fut pratiqué longtemps par les Kardars et se transmettait de génération en génération. Il est toutefois arrivé qu'au cours de leur histoire, notamment en période de troubles, le petit peuple modifia ses tradition, par exemple lorsque l'infâme roi Karible menaça la cité.
Ce rituel était très important pour les Kardars : il s'agit selon eux du seul moyen de rejoindre la paix de l'après-vie et de ne pas être renié par leur Cilias. Il était écrit au coeur même de leur histoire que chaque Kardar, riche ou pauvre, vieux ou jeune, homme ou femme, serait soumis à ce rituel lors de son passage de la vie à la mort. Aujourd'hui, avec l'ouverture de Kar, les rites anciens se sont relâchés et les Kardars pratiquent de nouvelles méthodes.
Le déroulement du rituel
La première partie du rituel consiste à faire construire par une personne proche du défunt un cercueil dans lequel seront placés des objets ayant un rapport avec la vie du mort. Ces objets auront une signification particulière pour la famille de la personne défunte et rappeleront les passages importants de la vie du trépassé.
Pour un mineur, par exemple, du minerai et des lingots pourraient revêtir une importance particulière. Pour un guerrier, il pourrait s'agir de ses armes ou armures. L’extérieur du cercueil, quant à lui, sera étonnamment simple, poli (sans gravures) et habituellement en bois naturel.
La deuxième étape du rituel concerne la bénédiction du mort par l’Archevêque ou un évêque de Kar devant tous les citoyens intéressés par l'événement et réunis dans le grand temple souterrain de Kardin. Les Kardars croient que ce rituel permettra au mort de voyager dans l'au-delà afin de reposer en paix auprès de Kardin.
Finalement, on amène le cercueil dans la caverne du dernier sommeil situé aux limites de la ville. Cette caverne serait protégée de la profanation par Kardin lui-même qui veille sur le repos éternel des Kardars défunts.
Le cercueil y sera enterré et les membres de la famille seulement seront présents afin de procéder aux derniers adieux. Par la suite, les membres du clergé adresseront une prière au défunt qui sera finalement inhumé.
Tout Kardar mort devait passer par ce rituel, sauf les rois (qui sont enterrés dans le temple de Kardin depuis sa création). Ceux-ci ont une salle qui leur est réservée. Contrairement aux autres Kardars, le cercueil des rois ne sera pas enterré dans la grotte, mais seulement déposé sur le sol afin que les Kardars puissent les vénérer encore et encore.
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